Indian Reservation par Treponem Pal

indian-reservation_photo-edith-gaudy_2

indian-reservation_don-fardonIndian Reservation est une chanson de John D. Loudermilk. Basé à Nashville, il a notamment composé pour Chet Atkins, Johnny Cash et The Everly Brothers. Indian Reservation a été enregistré pour la première fois en 1959 par le chanteur country Marvin Rainwater. Mais il faudra attendre la version de Don Fardon pour que la chanson se hisse en 1968 dans le Billboard Hot 100. En 1971, elle revient dans ce même top mais avec une nouvelle version par The Raiders (Paul Revere & The Raiders). Pas toujours avec le titre et le texte d’origine, d’autres versions suivront notamment celle du groupe punk 999 en 1981 ou celle de Laibach en 1994.

Indian Reservation fait référence à la déportation d’amérindiens, ceux des Cinq tribus «civilisées» : les Cherokees, les Séminoles, les Creeks, les Choctaws et les Chickasaws, notamment entre 1831 et 1838.  Certains ont dû parcourir des milliers de kilomètres à pieds, nombre d’entre eux sont morts sur la route, sur «La Piste des Larmes» (Trail of Tears), contraints d’abandonner leurs terres aux colons. John D. Loudermilk a été remercié et récompensé par la Nation Cherokee pour avoir traité cet épineux sujet, pour son devoir de mémoire et pour avoir fortement réussi à médiatiser cette sombre page de l’histoire.

En allant au Pow Wow - photo Edith Gaudy

Pow Wow – photo Edith Gaudy

 

Indian Reservation est une chanson engagée. Mais selon les interprètes et les versions, elle finit soit par souligner le remplacement des tipis par des maisons en briques, soit par des mots d’espoir qui prédisent le retour de la Nation Cherokee sur ses terres. C’est cette dernière vision que Treponem Pal a choisi.

Indian Reservation (version de Don Fardon) et Treponem Pal (plus particulièrement Marco), c’est une longue histoire. C’est un tube qu’il écoutait quand il était petit (car il l’a été). Il a découvert la chanson grâce à son père qui achetait des 45 tours. Quarante ans après (en 2011), il avait enregistré une version metal-indus avec Trepenom Pal (mais cette version reste inédite). Elle devait même initialement figurer dans l’album Survival Sounds. Puis nous avions décidé ensemble de n’y mettre que des compositions originales. Alors quelques années après, pour Rockers’ Vibes, Treponem Pal est retourné au studio de Jipouille de St-Loup et s’est fait plaisir sur une oeuvre résolument intemporelle et envoûtante.

L’album Rockers’ Vibes est disponible  ici
Marco – Treponem Pal – Photo Edith Gaudy

Marco – Treponem Pal – Photo Edith Gaudy