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Do It Yourself … mais pas tout seul !

Do It Yourself … mais pas tout seul !

Souvent assimilé à une action du type « DIY » et au slogan optimiste « Do It Yourself !», le crowdfunding peut être un miroir aux alouettes et donc sans réelle portée pour un artiste ou un entrepreneur.

Dans l’esprit, c’est cool et sympa.  DIY, c’est un peu comme faire son potager. Mais pour avoir des résultats, il faut du temps et tout de même certaines compétences, et puis tout dépend aussi de la météo. Sans parler de l’envie de faire pousser ses propres légumes à la place d’en acheter à un bon jardinier-maraîcher.

Dans la réalité, « crowdfunding vs DIY » n’est qu’exceptionnellement une belle histoire. Certes, les collectes mettent du baume au cœur et du beurre dans les épinards mais tout le travail reste à faire.

DIY, ok ! Mais pas tout seul, c’est mieux !

Sur Juste Une Trace, les porteurs de projets (qui peuvent être les artistes) ont choisi de ne pas travailler tout seul. Ils sont accompagnés et conseillés. Juste Une Trace prend aussi des risques en mettant à disposition des ressources humaines et financières. Il s’agit d’une importante garantie pour les personnes qui souhaitent réellement soutenir ou conduire des projets. Lever des fonds, c’est bien ! Mais les gérer, c’est mieux !

À force d’entendre le cri « DIY ! », certains artistes finissent même par y croire, s’y mettent à fond… mais uniquement chez eux… sur le net… Puis se coupent du monde, de la réalité et/ou de leur création pour concentrer toute leur énergie à faire marcher les réseaux sociaux, un truc un peu virtuel et mystique, un peu comme si cela servait à quelque chose de souffler sur une éolienne. Le DIY sur le net, c’est évidemment faisable. Il existe de nombreux outils. Il faut simplement apprendre à s’en servir. Il faut aussi beaucoup de temps, d’énergie et un budget. On est bien loin de l’efficacité DIY du Black Flag de Greg Ginn ! Finalement, ils sont très nombreux les adeptes du « DIY » qui s’essoufflent, abandonnent et deviennent aigris (sans parler des factures qu’ils auront à régler à quelques consultants spécialisés en DIY qui ne savent même pas mettre en ligne correctement une vidéo et qui, finalement, auront vendu du vent aux porteurs de projets, des désillusions et du temps de parlotte).

Mais bien plus grave est l’échec affiché d’un projet de financement participatif. L’artiste qui n’arrive pas à avoir suffisamment de soutien devient une sorte de looser. Son image se dégrade y compris auprès de ses proches et de ses fans. Sur Juste Une Trace, l’artiste n’a pas à assumer et afficher son échec. En présentant les projets, nous sommes en première ligne et si les objectifs ne sont pas atteints, on pourra toujours dire que c’est à cause de nous. En d’autres termes, l’artiste est préservé. Son œuvre ne fait pas l’objet d’une cotation. Sa valeur ne subira aucune dégradation. En cas de succès, le projet sera récompensé et l’artiste plébiscité.

Si l’artiste n’arrive pas à atteindre un objectif purement financier de levée de fonds, certaines personnes diront facilement que son projet n’était pas bon ou encore que sa création était mauvaise. Pire encore, en un seul coup d’œil, il sera catalogué. Sur Juste Une Trace, en cas d’échec, les critiques iront à Juste Une Trace. L’artiste ne sera pas maudit.
Il pourrait suffire d’une simple coupure d’accès internet chez un généreux donateur potentiel le jour d’une fin de campagne pour avoir des répercussions très négatives sur l’image de l’artiste n’ayant pas atteint son objectif. Même s’il n’est pas responsable de la coupure, l’échec va lui coller à la peau. Sur Juste Une Trace, nous pouvons facilement, par exemple, nous adapter et prolonger la durée d’une campagne. Bien évidemment, cette action est à l’opposé de tout ce que tentent de démontrer les principaux acteurs du crowdfunding… mais nous n’avons pas les mêmes finalités. Pour nous, il ne s’agit pas prioritairement d’entrer dans le livre des records ou même de lever des fonds en un temps préalablement défini (et en général le même pour tous…) mais plutôt de réussir à réaliser et conduire le projet présenté.

L’objectif qui s’affiche est financier mais ce n’est pas une fin en soi. Les succès ne peuvent pas uniquement se résumer aux montants reçus. Les succès correspondent normalement à des réalisations concrètes, au plaisir de faire et à une bonne gestion. La levée d’argent n’est pas un aboutissement. Il ne suffit pas de réunir des moyens pour conduire un projet, il faut aussi être actif. Le financement participatif permet de réaliser plus facilement certains projets. C’est la réalisation et le développement du projet qui sont importants. Réussir à recevoir des fonds est une bonne chose mais bien utiliser les fonds disponibles est tout aussi important.

Pour bien utiliser des fonds, il faut souvent faire équipe. Dans la théorie, DIY est faisable. Dans la pratique, il faut le faire à plusieurs !

Piloter individuellement un projet de front est tout à fait faisable sur une certaine période. Mais il faut bien comprendre que la carrière d’un artiste, par exemple, ne se construit pas sur un projet mais plutôt sur de nombreux projets qui doivent s’imbriquer les uns aux autres.

DIY, oui !
Mais à plusieurs !

Si vous ne pouvez pas participer au financement d’un projet mais que vous voulez tout de même contribuer à son développement, vous disposez peut-être d’autres ressources, de compétences et/ou de temps. N’hésitez pas à nous faire des propositions : info@juste-une-trace.com

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