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LAURENT BONNOT – MARC COPLAND – RAMON LOPEZ – GUEORGUI KORNAZOV

LAURENT BONNOT – MARC COPLAND – RAMON LOPEZ – GUEORGUI KORNAZOV

LAURENT BONNOT est un bassiste et compositeur français originaire de Bourgogne et fils d’accordéoniste. Imprégné de musiques traditionnelles, il apprend le violon à 6 ans puis s’initie aux musiques classiques et à la pratique de la guitare.
Diplômé du Conservatoire de Dijon, titulaire d’un Master en Musicologie, il s’intéresse aussi aux musiques latines et aux techniques d’arrangement pour Big Band. Basé à Paris, il étudie au CIM puis au Centre des Musiques Didier Lockwood.
Il joue principalement de la basse et participe volontairement à des projets musicaux variés y compris en pop-rock, ce qui lui permet de beaucoup tourner.
Il produit son premier album « The Time of Monsters » en 2015 où se côtoient des grands noms du jazz (Dave Liebman, Emmanuel Bex) et des musiciens reconnus de la scène française (Raphaële Atlan, Romain Pilon, David Venitucci, Anthony Jambon). Dans son deuxième album « Hermit’s Dream » (2016), la liberté est de mise et la basse parle d’égal à égal avec la guitare de Serge Lazarevitch, les clarinettes de Laurent Dehors et la voix ou le bugle de Médéric Collignon. Son troisième album «Black Lion» (2018) est enregistré en sextet avec Manu Codjia, Pierre de Bethmann, Sylvain Beuf, Pierrick Pédron et Franck Agulhon. En décembre 2019, Laurent Bonnot enregistre «Songs for Oscar» en quartet avec le grand pianiste américain Marc Copland, le batteur espagnol Ramon Lopez et le tromboniste bulgare Gueorgui Kornazov. Il propose l’enregistrement à Paul Bessone. L’album sort en digital dès le mois de juin 2020. Une édition limitée (CD digipack) est prévue pour l’automne 2020.

Photo Edith Gaudy

MARC COPLAND est un pianiste de jazz moderne dont le surnom est « Piano Whisperer » pour sa riche technique harmonique et sa sonorité cristalline. Il est né à Philadelphie en 1948 et ses premières études musicales ont été faites au saxophone alto avec Joe Allard. Il a également étudié la composition avec Romeo Cascarino et Meyer Kupferman. Au début des années 60, alors qu’il était encore adolescent, il est devenu une figure de la scène jazz de Philadelphie. Marc Copland s’installe à New York en 1966 pour étudier la théorie musicale, la composition et l’improvisation sous la direction de divers professeurs, dont le pianiste Lennie Tristano.
En tant que saxophoniste, Marc Copland a prêté ses talents notamment à Chico Hamilton, Cameron Brown et Jeff Williams, puis collabore avec les guitaristes John Abercrombie et Ralph Towner. Malgré sa réputation croissante de saxophoniste original, Copland n’est pas satisfait de ce qu’il perçoit comme les limites harmoniques de son instrument. Il quitte New York au milieu des années 70, abandonnant apparemment complètement la musique.
Pendant la décennie qu’il a passée à l’étranger, il a étudié le piano et a commencé à développer sa propre technique sur l’instrument. À son retour à New York, il trouve du travail comme sideman auprès de plusieurs artistes dont Bob Belden, James Moody, John Scofield et Herbie Mann. Il retrouve également John Abercrombie.
À l’âge de 40 ans, en 1988, Marc Copland enregistre son premier album en tant que leader «My Foolish Heart» (Marc Cohen Quartet) avec John Abercrombie, le bassiste Gary Peacock et le batteur Jeff Hirshfield. La même année, il apparaît sur «Think Before You Think» du batteur Bill Stewart avec le saxophoniste Joe Lovano et le bassiste Dave Holland.
Entre ses débuts et son deuxième album, «Blues All Night», dans les années 1990, le pianiste change son nom de famille pour « Copland », met plus de distance entre lui et l’influence des pianistes qui l’ont inspiré (à savoir Bill Evans, Herbie Hancock et Keith Jarrett) et commence à développer son style de jeu et d’improvisation. Il a passé le reste des années 90 à sortir des enregistrements en trio et à s’essayer occasionnellement à d’autres formes de jeu, du duo au quintet.
Les années 2000 sont une décennie prolifique au cours de laquelle Marc Copland a rattrapé le temps perdu, en enregistrant et en tournant en Europe. Il a enregistré deux albums avec Abercrombie et Kenny Wheeler («That’s for Sure» en 2000 et «Brand New» en 2004), trois autres avec Dave Liebman («Lunar» en 2001 «Bookends» et «Impression» en 2002), deux enregistrements en duo avec Greg Osby («Night Call» en 2002 et «Round and Round» en 2003) et effectué plusieurs dates en trio avec Gary Peacock et Paul Motian.
À 60 ans, il a enregistré en solo «Alone» puis en trio avec Drew Gress et Bill Stewart «New York Trio Recordings, Vol. 3 : Night Whispers». En 2009, son duo avec Gary Peacock, intitulé «Insight», a été largement célébré pour son dialogue intime. Marc Copland a aussi sorti un enregistrement étonnant en 2013 intitulé «Le Long de la Plage», en duo avec l’écrivain français Michel Butor.

Photo Edith Gaudy

RAMON LOPEZ est né à Alicante, en Espagne, au début des années 60. Il a commencé la batterie en autodidacte durant son adolescence et assiste, en 1980, à un concert solo de Max Roach qui influence définitivement son approche de la musique. Il s’installe à Paris en 1985. Parallèlement, il se passionne pour la musique indienne et après de nombreuses années d’études du tabla en France et en Inde, il enseigne la musique indienne avec Patrick Moutal au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris entre 1994 et 2001. Il publie un premier album, un solo de batterie, en 1997 et dès lors, ses projets ont toujours été des prises de risque, comme en 2001, celui dédié à réinterpréter des chansons de la Guerre Civile espagnole, ses duos en hommage à Roland Kirk (2002) ou son «Freedom Now Sextet» en 2010.
Entre 1997 et 2000 il a été le batteur de «l’Orchestre National de Jazz » dirigé par Didier Levallet. Il a collaboré avec de remarquables musiciens de jazz, se produisant en concerts et festivals à travers le monde. On peut citer Daniel Humair, Joachim Kühn, Michel Portal, Enrico Rava, Louis Sclavis, Archie Shepp ou encore John Surman. Ramon Lopez est un percussionniste atypique, il a enregistré une centaine d’albums. Il est un des artistes européens les plus respectés dans le domaine du jazz contemporain et de la musique improvisée.

Photo Edith Gaudy

GUEORGUI KORNAZOV est né au début des années 70 à Sevlievo, en Bulgarie. Il commence à jouer du piano à l’âge de 9 ans, puis du trombone à 12 ans. Il étudie la musique classique au conservatoire L.Pipkov à Sofia ainsi qu’à l’Académie Nationale de Musique Pancho Vladigerov. En parallèle, il écoute et aime le jazz. Il commence à jouer avec les musiciens de jazz les plus renommés de Bulgarie comme Milcho Leviev, Antoni Donchev, Stoyan Yankulov, Teodosi Spasov, Hristo Yotzov, ainsi qu’avec le groupe «Blanc, Vert, Rouge» du clarinettiste Ivo Papazov. En 1995, il intègre la classe du jazz au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse à Paris (CNSM) où il travaille, entre autres, avec François Jeanneau, Jean-François Jenny Clark, Hervé Sellin et François Théberge. Il remporte en 1996 le prix du meilleur soliste au tremplin Jazz d’Avignon, sous la présidence de Daniel Humair. En 1998 il obtient le premier Prix de Jazz au CNSM de Paris, ainsi que le troisième prix de soliste et le deuxième prix de groupe (avec le sextet «OLH Acoustique» de Geoffroy Tamisier) au Concours National de Jazz de La Défense.
En 1999, il crée son premier quintet avec Stéphane Guillaume, Emmanuel Codjia, Thomas Grimmonprez et Antonio Licusati.
En 2001, il enregistre son premier album, « Staro Vreme ». De 2002 jusqu’en 2009 Gueorgui Kornazov joue dans « Strada Sextet » d’Henri Texier avec qui il tournera dans de nombreux pays. En 2004, il enregistre «Essence De Rose», son deuxième album. En 2005 il est invité à jouer dans Vienna Art Orchestra dirigé par Matthias Rüegg et dans le sextet « Andalucia » de Jean-Marie Machado. Il enregistre « Otnovo » en 2010 et en 2012 intègre « la Compagnie des Musiques à Ouїr » de Denny Charolles, « L’Harmonie de poche » de Geoffroy Tamisier et le septet d’Olivier Le Gois. Il enregistre également « La fête à Bobby » avec Jean-Marie Machado et André Minvielle. En 2015 Gueorgui compose et arrange un nouveau programme pour Big band et trois solistes intitulé «Conscience».

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