Juste une trace

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Rencontre avec Allan Hurd

TDAH vol.1 est le tout premier album de l’Auteur-Compositeur-Interprète montréalais Allan Hurd. Son album vient tout juste de franchir l’océan et c’est l’occasion d’avoir une sympathique conversation avec lui.

– Entretien avec Allan Hurd réalisé par Prescilya Rubion à l’IMM


– Quel est ton concept ?

Le thème central du concept, c’est le temps, le temps qui passe. TDAH est un triptyque, c’est une journée décortiquée en 3 temps, un peu comme le travail à l’usine, où il y a le chef de jour, le chef de soir et le chef de nuit. TDAH vol.1 est l’album de jour.
J’avais une vingtaine de chansons en chantier et parmi celles-là, j’en ai sélectionné 8 qui semblaient plus être des thèmes ensoleillés, ou tout du moins, des thèmes diurnes. C’est un album qui est assez introspectif, je parle des relations, de l’amitié, de la société. Ce sont les sujets qui m’inspirent.
Il y a un fil conducteur et pour l’unité, on y retrouve 3 pièces instrumentales, une variation sur un thème fort et des sonorités particulières. J’ai travaillé le tout avec Steve Cordeau qui passe ses journées à faire des bruitages et des ambiances sonores pour des productions audiovisuelles. Steve a grandement contribué à la réalisation de l’album notamment pour créer des paysages sonores et donner de la texture.

– Qu’as-tu ressenti la première fois que tu as entendu ton album entièrement finalisé ?

C’est assez compliqué de répondre à cette question car je l’ai produit moi-même : j’ai vraiment vu chaque étape de la conception. Ça m’a prit un certain temps pour avoir du recul puis de me dire que ça y est, cet album est dans l’univers.
C’est un sentiment d’accomplissement malgré les incertitudes. Mais c’est cool et ça nous force à assumer les choix qu’on fait parce qu’une fois qu’on a placé l’arrangement, que c’est envoyé et que cette entité là existe, elle est diffusée dans toutes sortes de médias, puis c’est ce que les gens vont entendre. C’est l’idée qu’ils vont se faire de ma musique. À partir de là, ils viendront me voir en spectacle et je ferai des interprétations différentes. C’est un sentiment un peu bancal de fierté, de réflexion et ça donne hâte au prochain tour de piste.

Je travaille déjà sur le second volet, « TDAH vol.2 ». Dans le premier, TDAH signifiait « Tryptique d’Allan Hurd » et pour le prochain, cela signifiera « Treize Dactylo À l’Heure », parce j’aime beaucoup la dactylo.
Luc De Larochellière travaille avec moi sur les textes. J’ai déjà une quinzaine de chansons en chantier et je suis en train de commencer la pré-production. J’aimerais, si possible, le sortir à l’automne 2018.

– Est-ce que tu connais la France ?

Je suis allé à Paris 3 fois. J’ai voyagé de haut en bas. Je suis également allé au Festival de Cannes pour un court métrage sur lequel j’avais fait la musique. Il y a aussi des enjeux politiques en Europe qui nous concernent, qui ont un impact sur nous. C’est un peu ça aussi que je connais de la France, un peu de politique. Et en musique, évidemment, on a nos monuments (Français) au Québec : Brassens, Ferré …
J’aime bien Bénabar, j’aime bien ses textes, la légèreté de sa musique. Il y en a d’autres, mais j’aurais du mal à les citer. On a beaucoup de français qui sont venus habiter au Québec depuis quelques années, dont une chanteuse qui s’appelle Gaële, qui est absolument magnifique, qui est méconnue du public mais qui écrit des chansons extraordinaires pour elle et pour les autres… et puis j’habite sur le plateau Mont-Royal, c’est un peu la Nouvelle France.

– Quel est ton lien avec la France ?

La langue, d’abord et avant tout. J’ai récemment appris que mon nom de famille, HURD, est d’origine bretonne. Au départ, c’était L’HEARDE. Une partie de ma famille a immigré en Angleterre et les Anglais ne sont pas très friands des apostrophes et de «e» à la fin des mots. C’est donc devenu HEARD et quand cette branche là est arrivée au Canada, j’ai un ancêtre qui se faisait appeler HEERD et ce «ee» a été changé par un «u», ce qui a donné HURD. Donc c’est aussi un de mes liens avec la France.

– En français ou en anglais ?

Je viens d’une famille bilingue. Une partie de ma famille parle anglais, l’autre français.
Pour écrire mes textes, j’ai privilégié le français. On entend beaucoup plus de chansons anglophones que de chansons francophones, alors j’ai opté pour le changement. Ensuite, j’aime beaucoup la littérature. Mais le coté littéraire et poésie française m’attire plus. « Coté écriture », je trouve ça plus joli.

– Est-ce que tu as déjà entendu parler des salles de concerts ou de festivals en France ?

Au Québec, on entend parler des salles de spectacles par nos confrères qui sont allés là-bas, on entend souvent parler de l’Olympia mais c’est la seule salle que je suis vraiment capable de nommer. J’ai très vaguement entendu parlé de La Nouvelle Scène et des Trois Baudets, mais c’est tout.
Tout ce qui concerne le territoire français, c’est vraiment tout nouveau pour moi.

J’aimerais beaucoup faire un saut de l’autre côté de l’océan ! Pour tout te dire, cela ne m’avait pas vraiment traversé l’esprit jusqu’à ce que Juste Une Trace m’approche. Depuis, ça me trotte de plus en plus dans la tête, aller faire une tournée là-bas. J’ai commencé à mettre mon agent dans le coup.

– Et sur scène au Québec ?

J’ai fais une trentaine de spectacles en 2017, dans de petites salles comme Le Petit Bar et des Maisons de la Culture.
J’ai joué dans un festival Country. Mon style n’est pas très Country, mais j’ai longtemps fait des reprises donc je m’en suis servi et puis j’ai joué mes compositions personnelles réarrangées l’occasion, je me suis mis un chapeau de cow-boy et j’ai fais le show comme ça.
Au printemps dernier, j’ai aussi été ambassadeur du festival de Dégelis : j’ai joué dans des écoles, des bistrots, des micro-brasseries, un peu partout, des fois 4 spectacles par jour : intense mais vraiment très cool.
J’ai la chance de pouvoir rejouer bientôt à la Place des Arts. J’aime la salle Claude Léveillée, c’est l’une des plus jolies salles de la place. C’est une petite salle où j’ai présenté TDAH vol.1. Elle était pleine et c’était vraiment très bien.

Pour mieux connaître Allan Hurd

Pour commander et recevoir l’album TDAH Vol.1

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La ligne 13 du métro parisien a sa chanson

La ligne 13 du métro parisien traverse la capitale du Nord au Sud, de haut en bas, ou l’inverse. C’est l’une des plus chargées du réseau avec au moins 125 millions de voyageurs par an. En clair, cette ligne est saturée. C’est peut-être pour cela qu’elle a une aussi mauvaise réputation. Grâce à Jay, maintenant, elle a sa chanson !

Jay la connaît bien cette ligne. Il raconte simplement des scènes de la vie quotidienne tout en s’appuyant avec humour sur une technique de guitare utilisée généralement dans la country  – « le chicken pickin(g) » – et qui colle parfaitement à la situation.

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Kamel a franchi les montagnes
Kamel a traversé la mer
Mais il a vraiment connu la pire des galères
Sur la ligne 13, pourtant c’était pas la grève
Sur la ligne 13, il a eu comme un malaise !

Marie Louise a soixante-quinze ans
Elle n’a plus que 3 ou 4 dents
Si elle veut descendre à Invalides, il faut qu’elle se speede !
Car sur la ligne 13, son dentier, elle l’enlève
Sur la ligne 13, fais gaffe à ta prothèse !

Michèle de Saint Germain en Laye
Arrive sur Paname par le RER C
Mais elle ne rigole pas du tout même si elle s’arrête à Gaité
Et sur la ligne 13, elle pourrait écrire une thèse
Sur la ligne 13, une thèse vraiment balèze !

Boubakar a dégoté un job
Mais le wagon était blindé, il n’a pas pu y monter
Alors  pour pas être en retard,  il a démissionné !
Il fait la manche sur le quai
De la ligne 13, c’est la crise et elle te baise,
Sur la ligne 13, ou tu pousses ou tu crèves !

Kristina arrive tout droit de Bucarest
Elle croit qu’elle aura moins faim à Paris
Liberté égalité fraternité elle n’a rien compris
Sur la ligne treize, range ta marseillaise
Sur la ligne treize, tout ça c’est de la foutaise…

Marie-France va voir son pote à Saint-Denis
Elle connaît le Carrefour Pleyel
Mais dans le couloir du métro pas de piano, c’est une vraie  poubelle !
Sur la ligne 13, oui ne vous déplaise
Sur la ligne 13 que des bémols pas de dièses !

Gwenola arrive de sa Bretagne
Bienvenue à Montparnasse mais elle a rendez-vous à Liège
et elle ne joue pas des coudes elle aura pas de siège !
Sur la ligne 13, entre les canettes de Seize
Sur la ligne 13, et les traces de mayonnaise !
La ligne 13, tu vas l’avoir mauvaise
La ligne 13, fais toi une ligne, ça apaise !
La ligne 13, y a comme un truc qui pèse
La ligne 13 dis adieu à tes rêves

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Ligne 13
paroles : Jay Ryan, Marie-France Floury – musique : Jay Ryan – Éditions AMOC

Ligne 13 est sur l’album I’M HUNGRY de Jay And The Cooks disponible dans la boutique

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Photo Bernard Rousseau

Détruisons le Mur !

« En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée. J’ai vu dans quelles conditions les Palestiniens vivent, confinés sur ce bout de terre… J’ai vu l’armée d’occupation israélienne dans les rues de Jérusalem-Est et ailleurs. J’ai vu les colonies squattant avec arrogance le sommet de collines volées aux Palestiniens. Et partout où je posais mon regard, j’ai vu le mur de l’apartheid, le mur de la honte… J’ai promis aux gens que j’ai rencontrés là-bas de témoigner de ce que j’avais vu et ressenti, une fois de retour en France.
Et puis, quatre ans plus tard, en juillet 2014, il y a eu Gaza : une nouvelle fois, la barbarie contre toute une population, plus de 2.000 morts et des milliers de blessés, mutilés, amputés, 530 enfants dont la vie a volée en éclats dans le fracas des bombes. Parmi eux, les quatre petits de la famille Bakr -10 ans, 10 ans, 9 ans et 6 ans-, volontairement ciblés sur la plage par un missile israélien. La destruction, les ruines, le désespoir, et pourtant, toujours, la dignité et la résistance d’une population sous blocus depuis neuf ans…
Cette chanson est mon témoignage et un hommage aux martyrs de Gaza. »Dominique GRANGE

 

Pour en savoir plus sur Dominique Grange

Dominique Grange est une chanteuse engagée depuis plusieurs décennies. Elle ne change pas de cap. Elle chante les révoltes d’aujourd’hui, la prison, l’exil, l’exploitation, l’exclusion…

Plusieurs de ses combats figurent sur l’album « NOTRE LONGUE MARCHE »

Une mauvaise réputation pour Radiosax

En 1952, Georges Brassens écrit et enregistre «La Mauvaise Réputation». Il faudra attendre plusieurs années pour que les radios commencent à diffuser cette chanson. Le texte est subversif …

Arrangée par Zool Fleischer et Philippe Chagne, la version instrumentale de Radiosax est anticonformiste : le bebop s’amuse avec la salsa. L’ambiance est plutôt guillerette. L’écriture est pleine de prouesses. Les 8 musiciens jonglent, se soutiennent, se projettent puis retombent toujours sur leurs pieds.

La danse est possible et toutes les provocations sont autorisées. Les minutes défilent avec une grande fluidité. En un rien de temps le titre se conclut par un solo de batterie de Philippe Soirat pour affirmer, peut-être, comme Brassens, qu’il n’aime pas « la musique qui marche au pas »…

LA MAUVAISE RÉPUTATION par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

Brassens

L’Hymne à l’amour … oui mais …

edith-piaf-Depuis 1950, année de son premier enregistrement, les interprétations se succèdent, en finnois, en russe ou en japonais, les paroles sont traduites « à toutes les langues », sans parler des myriades de versions en français, comprenant ici ou là, des adaptations des fois douteuses… En résumé, même si tout le monde le sait, L’Hymne à l’Amour est un grand classique d’Edith Piaf !

L’Hymne à l’Amour oui !!! Mais ici, dans la version jazzy présentée par Radiosax, vous n’entendrez pas les paroles (sauf si vous les chantonnez). L’Hymne à l’Amour par Radiosax est instrumental (et autorisé) !

Comme le dit Jean-Paul Mallet, l’arrangement, pour les 5 saxophonistes de la formation, « célèbre le bonheur et l’éternité de l’amour ». Voici donc une version « joyeuse et optimiste portée par le rythme de la biguine ».

Ce nouveau regard sur la chanson a été finement imaginé par Franck Steckar. Multi-instrumentiste, il joue avec de nombreux artistes depuis le milieu des années 80 (Nino Ferrer, Gilbert Laffaille…) et réalise des arrangements notamment pour Juliette.

Au fait, pour la petite histoire, en 1961, Marc Steckar (le papa de Franck) était au trombone dans le Big Band de Daniel Janin. L’orchestre jouait à l’Olympia et accompagnait quasiment tous les artistes… dont Edith Piaf.

L’HYMNE À L’AMOUR  par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

 

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