Pour écrire Travailleurs Essentiels, Jay Ryan s’est inspiré d’histoires vraies, d’informations publiées dans la presse. Jay est un fidèle lecteur du journal Le Monde, du New York Times et du journal Le Parisien. C’est dans ce dernier qu’il a découvert l’histoire d’Aïcha, caissière dans un supermarché, décédée 3 semaines après avoir contracté le virus. Jay parle aussi et bien évidemment du personnel soignant. Il se sent proche de lui. Du reste, sa sœur comme sa mère travaillent dans la santé à Austin (Texas).
Jay consacre un couplet au docteur Haza, médecin fraîchement retraité, décédé des suites du virus après avoir décidé de retourner au travail pour aider les malades. Il nous parle aussi de Jason, encore une histoire vraie, celle du chauffeur de bus qui a protesté contre le port obligatoire du masque dans les transports en commun, puis qui est mort contaminé.
Lors d’un entretien avec l’auteur, ce dernier s’excuse presque de la lourdeur de ses paroles, de la noirceur de sa chanson. Mais le texte a été écrit à partir d’histoires réelles. La chanson aurait pu comporter 20 couplets, des centaines de couplets. Jay fait également allusion à Donald Trump et son administration, qui refusaient que les gens contaminés arrêtent de travailler. Il nous explique avec dégoût comment des deals sont passés entre industriels, sur les terrains de golf, dénonçant au passage l’industrie agro-alimentaire.
Il est tout à fait intéressant aussi de découvrir que Jay Ryan a créé cette chanson comme on en créait dans les Appalaches durant les années 20. L’auteur nous explique qu’à cette époque, les producteurs new-yorkais avaient pris connaissance de leur musique et cherchaient du contenu à produire et à vendre. Les musiciens composaient alors de très nombreuses chansons pour l’argent et avaient donc besoin de nouvelles histoires à raconter. Du coup, ils ouvraient le journal et écrivaient des paroles à partir de faits divers relatés.
Barry «The Fish» Melton – Vocals, guitar Jay Ryan – Vocals, guitar Stéphane Missri – Guitar, banjo Paul Susen – Fiddle, mandolin Marten Ingle – Bass Danny Montgomery – Drums
Vidéo produite et réalisée par Paul Bessone pour Juste Une Trace BABYLON – chanson éditée par Seafood Music Enregistrée à La Dame de Canton Mixée par Arnaud Bascuñana Video live par un ami de Barry Melton et la DDC Artwork « Live at La Dame de Canton » par Corinne Garino
Juste Une Trace a produit le concert et l’enregistrement de l’album LIVE AT LA DAME DE CANTON. « Jesse James » est le premier titre qui figure sur l’album et ce n’est pas pour rien. Robert Hunter, parolier et membre du Grateful Dead, nous a quitté 3 jours avant l’enregistrement. C’est avec des souvenirs et une certaine nostalgie que Barry est monté sur scène en compagnie de Jay and The Cooks. Il rend ainsi hommage à son ami et cela s’entend.
Barry «The Fish» Melton – Vocals, guitar Jay Ryan – Vocals, guitar Stéphane Missri – Guitar, banjo Paul Susen – Fiddle, mandolin Marten Ingle – Bass Danny Montgomery – Drums
Vidéo produite et réalisée par Paul Bessone pour Juste Une Trace JESSE JAMES – chanson éditée par Ice Nine Publishing et Seafood Music Enregistrée à La Dame de Canton Mixée par Arnaud Bascuñana Video live par un ami de Barry Melton et la DDC Stop motion par Thibault Joyeux Artwork « Live at La Dame de Canton » par Corinne Garino