Juste une Trace

jazz

Des pépites dans la boutique

Avant d’acheter un bien culturel, le consommateur doit se nourrir, se loger, se vêtir, subvenir à ses besoins primaires et si possible à ceux de son entourage. Viennent ensuite les moments de divertissements individuels ou collectifs, du «gratuit» (mais il y a toujours des dépenses) au «très onéreux» (à la limite du luxe et de l’abus). Le consommateur doit donc effectuer des arbitrages souvent dictés par des disponibilités tant financières que physiques.

En France, le prix moyen d’un album est passé de 14,41 euros TTC en 2008 à 13,38 euros TTC en 2014 (soit -7,1% source GFK) mais en six ans, le marché a globalement perdu un quart de sa valeur, un quart de son volume. « Vendre moins cher pour vendre plus … », ou vice versa, ne s’applique pas systématiquement ! Les points de vente réduisent ou ferment les surfaces allouées au disque, les tirages et les mises en place sont de moins en moins conséquents. La corde est de plus en plus tendue. Et bien évidemment, il reste encore moins de place qu’avant en magasins pour des labels comme Juste Une Trace.

Alors encore heureux que nous pilotons notre « transition numérique » en développant et consolidant le site Juste Une Trace. Car même si nous sommes disponibles en ligne ailleurs, sur de nombreuses plateformes via plusieurs « partenaires », c’est bien sur ce que nous proposons en direct que nous devons nous concentrer et vous parler. C’est logique puisque nous trouvons même sur la toile de vilains spéculateurs louant des espaces de vente à de célèbres acteurs afin de proposer nos productions à des tarifs carrément prohibitifs. Par exemple, plusieurs albums du label sont proposés à plus de 60 euros l’exemplaire via le site d’une enseigne jadis très honorable alors que nous proposons une même production à 12,00 euros TTC. Comble de l’histoire, les vilains spéculateurs ne nous reversent rien.

Nous devrions bénéficier d’un droit de suite : un % sur les montants générés par les reventes de nos productions. D’autant plus que nous soupçonnons ces vilains spéculateurs d’avoir aussi bénéficié d’exemplaires gratuits distribués pour la bonne cause (la promotion). Lorsque l’on fait du tirage limité, du «Juste Une Trace», c’est important ! Y compris en terme de parasitage et d’image.

Parallèlement, pour quelques personnes, acheter un album en téléchargement payant est devenu presque aussi ringard que d’acheter un CD. Côté «streaming» et malgré notre bonne vue et notre bonne volonté, nous n’arrivons toujours pas à compter et trouver quelque chose avec autant de chiffres derrière la virgule.
Alors même si dans une certaine mesure, et parce qu’ils sont moins populaires qu’avant, les CD sont considérés «dépassés» par certains leaders d’opinions (y compris et notamment par des médias en ligne qui pourtant nous réclament encore des supports physiques pour parler de nos «contenus»), ils contribuent encore grandement à maintenir  l’économie d’un projet musical et puis sont tout de même bien plus sympathiques à offrir qu’un fichier compressé, qu’un abonnement pour éviter les publicités ou qu’une carte prépayée sans goût.

C’est bientôt le temps des fêtes et nous avons quelques pépites dans la boutique. Soyez curieux !

Et comme nous aussi nous aimons faire des cadeaux : nous renouvelons «Découverte pour les curieux» !

Vous choisissez 1 album CD acheté sur le site du label

et vous recevez 2 albums CD du label !

En clair, vous recevez l’album de votre choix ET l’album de notre choix pour généralement 14 euros ttc frais de port inclus.

Si vous appréciez le 2ème CD, vous pourrez tout simplement le garder et continuer à l’écouter = le cadeau !

Si vous n’appréciez pas cette surprise, vous pourrez l’offrir à quelqu’un que vous aimez (ou que vous n’aimez pas) !

MERCI DE PARTAGER CETTE INFORMATION et RV dans la boutique

Cette offre est valide 24h/24 du 23 novembre au 18 décembre 2015 dans la boutique du label sur toutes les références mais dans la limite des stocks disponibles.

RADIOSAX par Thibault Joyeux_projet2

Une nouvelle journée sous le ciel de Paris

SOUS LE CIEL DE PARIS est une chanson intemporelle. Elle a déjà 65 ans, pas une seule ride et ne prendra jamais sa retraite ! Éternellement jeune et vivante, elle aurait même été conçue en une seule journée. C’est peut-être pour cela qu’elle nous semble toujours si évidente, spontanée, en nous.

En 1950, le parolier Jean Dréjac et le compositeur Hubert Giraud créent la chanson-thème du film SOUS LE CIEL DE PARIS de Julien Duvivier. Là encore, en l’espace d’une seule journée, des destins vont se croiser…

Interprétée par Edith Piaf, Juliette Gréco, Yves Montant et tant d’autres, cette chanson représente symboliquement Paris dans le monde entier. Elle devient un véritable standard et tous les amoureux de la ville lumière l’adoptent, y compris sans les paroles comme le fit Duke Ellington avec Under Paris Skies.

Les arrangements de la version instrumentale de SOUS LE CIEL DE PARIS par Radiosax sont de Gilles Naturel, le « virtuose du contrepoint » comme le titrait dernièrement le journal Le Monde. Pas facile de faire une énième version d’une chanson si populaire. Pourtant, ici, même les plus blasés ne pourront rester indifférents. La valse swingue, les cuivres en rajoutent et Baptiste Herbin semble nous entraîner dans une virée nocturne entre Bastille et Saint-Germain. Cette version se fredonne, se danse, se vit.

Vous pouvez écouter un extrait et acheter SOUS LE CIEL DE PARIS  sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

Pont - Photographie par Edith Gaudy
Pont – Photographie par Edith Gaudy

Duke Ellington Sacred Concert

Pour célébrer le quarantième anniversaire de l’héritage de Duke Ellington, Laurent Mignard Duke Orchestra et Mercedes Ellington (petite-fille du Maestro) ont présenté le « Duke Ellington Sacred Concert » le 1er octobre 2014 à Paris. Comme le rappelle Mercedes Ellington, son grand-père a toujours considéré que ses concerts sacrés étaient son œuvre la plus importante. Selon elle, « il aurait été conquis par la magie de la direction de Laurent Mignard ».

sacred-concert_front_LMDO_JuTFilmé et enregistré devant plus de 1200 personnes réunies à l’Église de La Madeleine, le concert évènement présente « une musique suprêmement originale, irrésistiblement forte et inoxydable, hors des modes et du temps, absolument universelle. Le Duke Orchestra, ses grands solistes et les vocalistes réunis par Laurent Mignard comptent parmi les seuls au monde à savoir et à pouvoir la transmettre. »  – Claude Carrière.

Initiés et néophytes sont emportés par la dream-team du Duke Orchestra. Emmanuel Pi Djob qui avait ébloui le jury de «The Voice» avec sa voix de baryton forgée au feu du gospel afro-américain, Nicolle Rochelle, formée sur les planches de Broadway, Sylvia Howard, tombée dans la marmite du gospel avant d’atterrir les deux pieds dans le jazz et Fabien Ruiz, le célèbre tap dancer qui a notamment coaché Jean Dujardin dans «The Artist», sont réunis pour célébrer le Duke, soutenus par l’ensemble Les Voix en Mouvement et plus de 120 choristes.

Commandez et recevez  « DUKE ELLINGTON SACRED CONCERT »

Les fréquences destructrices de Mass Euphoria

MASS EUPHORIA commence par une improvisation collective qui ne laisse rien présager de la suite, sauf pour celui ou celle qui lira cet article jusqu’au bout, avant d’avoir écouté l’enregistrement sur une plateforme de diffusion en streaming ou, encore mieux, avant d’avoir acheté puis écouté en entier l’album NO MONSTER de Matthieu Rosso Red Quartet !

Matthieu Rosso introduit à la guitare un pattern lancinant mais des aliens semblent brouiller la communication. Votre système de son est peut-être défectueux. Vous avez peut-être été touchés par des fréquences destructrices. En fait, si vous commencez à percevoir un bourdonnement, ne vous inquiétez pas ! Les plus sensibles peuvent décrocher et aller se mettre à l’abri. Les plus curieux peuvent poursuivre l’écoute.
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Après 2 minutes, exposés aux radiations, les plus résistants constateront d’eux-mêmes qu’ils commencent à se balancer. En fait, ils sont hypnotisés. Ils dansent en compagnie d’une basse dans l’extrême grave, grondante et inquiétante, comme celle que Jean-Philippe Morel aime projeter. Si vous souhaitez rester sur ce groove et filer à d’autres occupations, il suffit de faire un «fade out» à la troisième minute du titre. Mais si vous écoutez encore Mass Euphoria, sachez quand même que vous venez d’effectuer tout juste la moitié du chemin.

C’est le moment choisi pour asséner un solo de guitare sur une rythmique presque swing portée par Rafael Koerner. Le repos n’est que de courte durée. La basse réapparaît, encore plus menaçante. Elle est prête à tout balayer sur son passage. Le thème principal surgit enfin puis laisse sa place à un solo très Colemanien de Denis Guivarc’h. Vous trépignez et tout le monde jubile.
Il est grand temps de se quitter. Mass Euphoria semble se désagréger progressivement. Le silence est là. L’album s’achève. Profitez bien de quelques minutes au calme pour mesurer sa portée et sa force.

L’album NO MONTER est disponible ici

Une mauvaise réputation pour Radiosax

En 1952, Georges Brassens écrit et enregistre «La Mauvaise Réputation». Il faudra attendre plusieurs années pour que les radios commencent à diffuser cette chanson. Le texte est subversif …

Arrangée par Zool Fleischer et Philippe Chagne, la version instrumentale de Radiosax est anticonformiste : le bebop s’amuse avec la salsa. L’ambiance est plutôt guillerette. L’écriture est pleine de prouesses. Les 8 musiciens jonglent, se soutiennent, se projettent puis retombent toujours sur leurs pieds.

La danse est possible et toutes les provocations sont autorisées. Les minutes défilent avec une grande fluidité. En un rien de temps le titre se conclut par un solo de batterie de Philippe Soirat pour affirmer, peut-être, comme Brassens, qu’il n’aime pas « la musique qui marche au pas »…

LA MAUVAISE RÉPUTATION par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

Brassens

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