Juste une Trace

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Du Mississippi à la Seine

Soirée mémorable de blues et de rock, le 26 septembre dernier, sur la jonque de La Dame de Canton. La rencontre puissante et émouvante de Barry « The Fish » Melton et Jay and The Cooks a permis au public d’apprécier la richesse musicale des États-Unis. Guitares slides et mélodies blues au rendez-vous. Larguons les amarres !

Flashback. Nous sommes le 17 août 1969. Il fait chaud, la pluie ne cesse de tomber dans le petit hameau de Bethel où se déroule le premier (et unique) festival de Woodstock. Un moment historique de musique et de partage est en train de se vivre. Il est 15h, Barry « The Fish » Melton monte sur la scène de ce troisième jour de festival avec Country Joe. La voix de Barry résonne sur un public exalté, la légende se met en place. A cette même époque, Jay Ryan joue dans les rues de Chicago avec son marching band. Les années défilent, les parcours de vie et les projets musicaux suivent leurs chemins, jusqu’à ce que…

Et nous voilà 50 ans après le mythique festival de Woodstock. Le 26 septembre 2019. C’est sur une jonque chinoise dans le 13e arrondissement de Paris que l’on retrouve Jay and The Cooks avec Barry « The Fish » Melton, bien disposés à « en découdre » avec l’histoire et avec cette musique qui leur colle à la peau depuis si longtemps: « let’s blues and rock’n’roll !»

Construite en 1978, en Chine, et amarrée depuis 1995 sur les bords de la Seine, La Dame de Canton – et sa super équipe – est ravie d’accueillir cette soirée mémorable à bord de son bateau. Au programme : un concert qui, sans être un hommage direct à Woodstock, fait forcément écho dans la mémoire de l’histoire de la musique rock. En compagnie de Barry Melton et Jay Ryan, les américains Danny Montgomery à la batterie, Marten Ingle à la basse et Paul Susen au violon et à la mandoline, ainsi que le français Stéphane Missri à la guitare et au banjo, ont su hisser les voiles et faire naviguer un public ému sur le Mississippi. Et pourtant, nous sommes bien amarrés au pied de la Bibliothèque Nationale de France, à deux pas du pont de Tolbiac.

Le concert démarre. Jay and The Cook enchaîne les morceaux sur fond d’une projection de séquences vidéos envoûtantes de ce grand fleuve des États-Unis, on s’y croirait presque. « Blood, Sweat and Sorrow », « Maggie’s Farm » (Bob Dylan) ou encore « No Home to Speack Of », Jay chante son blues et l’émotion s’installe. C’est au tour de Barry « The Fish » Melton de le rejoindre sur scène et de partager ce voyage. Il est ému, ça se sent et pour cause. Il rend hommage à Robert Hunter, ami et parolier de The Grateful Dead, malheureusement décédé il y a quelques jours. Barry enchaîne deux titres coécrits avec Bob Hunter : « Jesse James » et « Who Makes the Moves »

Photo Bernard Rousseau

Pendant plus de deux heures, nous naviguons sur des airs de blues, de rock psyché et de ballade folk. Les artistes enchaînent les arrangements subtiles, les images du Mississippi projetées continuent à transporter très loin de la Seine un public qui tombe sous le charme d’un groupe d’amis qui aiment jouer ensemble, et ça se sent. La voix puissante et rauque des blues de Jay nous renvoie au beau milieu d’une histoire de Mark Twain (l’auteur des « Adventures of Huckleberry Finn ») et le chant envoûtant de Barry « The Fish » nous laisse entendre toute la passion de sa jeunesse à Woodstock. Devant nous, ce ne sont pas que des musiciens, c’est l’histoire d’une génération qui puise sa force dans la musique. Le concert a même parfois des allures de « boeuf » entre copains qui se connaissent de toute une vie. Même si nous sommes bien loin de Bethel, dans l’État de New York, et des quelques 500.000 spectateurs du festival de Woodstock, l’osmose musicale qui parfois nous fait tanguer sur le bateau de La Dame de Canton – qui ne compte dans sa jauge pas plus de 150 spectateurs – est un voyage dans le temps, dans le blues, le rock et l’amitié. Une véritable complicité émane des deux musiciens. Ils ne se connaissent personnellement que depuis deux ans, mais leur passion de la musique des États-Unis et l’attachement à leurs racines les a rapproché indéniablement.

Le concert touche à sa fin. Retour à la réalité et retour dans notre 21e siècle. Tout le monde descend du bateau avec dans leur expression, la drôle sensation d’avoir été un peu à Woodstock et d’avoir navigué dans une barque musicale teintée de blues, de folk et de rock. La musique a définitivement ces capacités particulières: celle de nous faire voyager sans bouger et celle de nous faire vibrer sur une histoire qui se passe à des milliers de kilomètres. Pour cette soirée à La Dame de Canton, le Mississippi et la Seine se sont donné rendez-vous et tout le monde s’est senti… comme un poisson dans l’eau.

Live-Report / article collectif réalisé par et avec des étudiants de l’IMM

Merci à Marie, Erwan, Kim et Violaine avec l’assistance de Diego

Affiche réalisée par Corinne Garino

Un T-Shirt «collector» est disponible dans la boutique : modèle FEMME et modèle HOMME

Les origines du projet Up The Mississippi

UP THE MISSISSIPPI est une création musicale de Jay and The Cooks. Au rythme du Blues, du Rock, de la Country, du Cajun, de la Folk, nous remontons le Mississippi.

L’album sort le 14 septembre 2018 mais est disponible en avant-première et en exclusivité sur le site Juste Une Trace. Il présente un véritable panorama sur les musiques nord-américaines avec des compositions majoritairement originales. En spectacle, Up The Mississippi est agrémenté de photographies, de vidéos et de lectures d’auteurs emblématiques.

Entretien avec Jay Ryan sur les origines du projet

Quand j’étais ado, je jouais du trombone dans un orchestre du Michigan, celui de l’école d’Algonac. En 1966, nous avons été invités à jouer avec notre Marching Band dans la grande parade de Chicago qui réunissait les meilleurs orchestres de la région.

J’ignorais que Muddy Waters jouait ce même soir dans un club du South Side. Je ne savais même pas qu’il existait !

Jay Ryan – Photo Bernard Rousseau

Plus tard, avec ma famille, nous avons emménagé à Elkhart dans l’Indiana. J’étais encore plus proche de Chicago mais je n’avais toujours pas entendu le moindre morceau de Muddy Waters !

À 19 ans, quand j’ai finalement eu un de ses disques entre les mains, ma vie a changé.

En 1975, je vivais à Austin, au Texas. Là-bas, on pouvait entendre toutes sortes de musique. Au club Armadillo, on pouvait voir et écouter tous les groupes imaginables. Il y avait Commander Cody and His Lost Planet Airmen qui jouait du rockabilly, d’autres de la country et même des chansons de camionneurs … The Fabulous Thunderbirds jouaient du blues, Clifton Chenier venu de Louisiane jouait du Zydeco tous les mois à l’Antone’s Club… Toutes ces musiques trouvaient leurs racines au bord du Mississippi.

De la Nouvelle-Orléans jusqu’au Delta, en passant par Memphis, Saint Louis, sur les berges des rivières Ohio et Chicago, partout où l’eau s’écoule, des courants musicaux se forment et nous irriguent. Même Bob Dylan est né dans l’Etat où le Mississippi prend sa source.

En 1998, j’assistais à une conférence du Folk Alliance Music à Memphis. On avait loué une grosse Cadillac et traversé le Mississippi en direction de l’Arkansas. C’est énorme, dangereux. C’est boueux, peuplé essentiellement de pauvres qui vivent le long des rives du fleuve. C’est aussi un des plus étonnants lieux aux États-Unis, une intarissable source d’inspiration pour de nombreux auteurs.

Avec UP THE MISSISSIPPI, je n’essaye pas de reproduire ce qui a déjà été réalisé par les plus grands. La plupart des chansons sont des compositions originales. C’est une démarche personnelle et un hommage à la musique qui m’a influencé tout au long de ma vie.

Nul besoin d’épiloguer. Je ne viens pas du Mississippi, je ne peux ni ne souhaite chanter comme les gars de Clarksville, mais les messages qu’ils ont transmis au monde entier, comme ceux des gens de Memphis ou de Nashville, sont au coeur de ma démarche.


Dans cette création, je voulais aussi donner une bonne place à la littérature. J’ai donc contacté Greil Marcus qui a accepté que j’intègre dans le spectacle des extraits de « Mystery Train ». La Minnesota Historical Society Press a également accepté que j’insère des passages de « A Stretch on the River » de Richard Bissell. Par moments, vous entendrez de courts extraits de « Adventures of Huckleberry Finn » de Mark Twain dans une ambiance sonore traditionnelle et improvisée. Des lectures en français dans les pays francophones et en anglais dans le reste du monde.

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Tom Waits par Treponem Pal

tom-waits-franks-wild-years-coverQui pouvait s’attendre à une reprise d’un titre de Tom Waits par Treponem Pal ? Rien que l’idée est surprenante. Pourtant, ici, les différences entre les émotions que les artistes peuvent créer ne sont pas si grandes. Comme Tom Waits, Marco Neves a une voix distincte, abrasive, corrosive et rugueuse à souhait. Comme Tom Waits sait le faire, Treponem Pal réussit à créer une ambiance théâtrale, tout aussi loufoque et proche du burlesque. L’adaptation magistralement orchestrée présente une succession de couches, de couleurs et d’influences. Tout est là ! Tom Waits ne devait pas s’attendre à une nouvelle version de « Way Down In The Hole » après celles réalisées pour le générique de la série télévisée The Wire durant cinq saisons, notamment par Steve Earle, The Blind Boys of Alabama et The Neville Brothers.

Initialement, « Way Down In The Hole » (laisse-le au fond du trou) est un blues de Tom Waits qui figure sur son album Franks Wild Years (1987). L’album, dont le sous-titre est « Un Operachi Romantico In Two Acts», est issu d’une comédie musicale de plus de 3 heures présentée à Chicago l’année précédente.

tom-waits-4La composition est dépouillée, un authentique Blues. Vous savez ! La musique du diable ! Robert Johnson n’est évidemment pas loin. Du reste, il est fort probable que Tom Waits se soit directement inspiré de la légende pour écrire les paroles de Way Down in The Hole. Souvenez-vous ! Robert Johnson a bien croisé le diable à Clarksdale… Nous sommes dans la tradition et la mort mystérieuse de Robert Johnson, comme par hasard à 27 ans, est dans tous les esprits. Tom Waits nous conseille de surveiller nos arrières, de rester dans le droit chemin, de ne pas céder à la tentation, de laisser le diable au fond du trou…

Treponem Pal nous livre un cover inattendu, saisissant et fidèle à l’univers de Tom Waits. Marco Nevès prêche dans une ambiance mi-blues, mi-tango, décalée, lourde et comme toujours, envoûtante. Les guitares sont évocatrices et précises. Le métal n’est jamais loin mais le blues apparaît finalement comme limpide. Les genres se superposent et s’assemblent pour former un tout de cuir et de velours.

Way Down in The Hole par Treponem Pal est sur l’album Rockers’ Vibes : disponible  ici

Marco Neves - Treponem Pal - photo Edith Gaudy
Marco Neves – Treponem Pal – photo Edith Gaudy

Crossroads – Clarksdale – photo Edith Gaudy

ROCKERS’ VIBES | Treponem Pal | Prévente Édition Limitée CD Digipack Dédicacé | Exclusivité

Le nouvel album de TREPONEM PAL célèbre sa 30eme année d’existence avec des compositions originales et des reprises toujours aussi bien apprêtées = commandez, recevez et écoutez l’album avant sa sortie !

ROCKERS’ VIBES est le 7ème album de TREPONEM PAL.  Il sort le 29 septembre 2017 et marque le trentième anniversaire du groupe. Malgré les années, le temps n’a pas d’emprise sur leur musique. Bien au contraire, tout est intemporel et d’une vitalité absolue.

treponem_pal_rockers_vibes_300x300_2tracklist ROCKERS’ VIBES

FIGHTER (Treponem Pal)
PLANET CLAIRE (B-52’s)
HUMAN SHOTGUN (Treponem Pal)
ARE YOU READY (Thin Lizzy)
SILICO’S RETURN (Treponem Pal)
SOME VELVET MORNING (Lee Hazlewood)
SOULS ON FIRE (Treponem Pal)
INDIAN RESERVATION (John D. Loudermilk)
WAY DOWN IN THE HOLE (Tom Waits)
FREEDOM OR SUICIDE (Treponem Pal)
HEAR ME CALLING (Ten Years After)
I NEED LUNCH (Dead Boys)

INTACTS, nouvel album de Paul Péchenart en prévente

INTACTS de Paul Péchenart est un nouvel album avec 11 titres de rock, des paroles en français, une formule en trio. Paul Péchenart est au chant et à la guitare. Il joue avec un excellent tandem : Esteban Avellan à la basse et Paul Péchenart Junior à la batterie. Alors bien évidemment, on perçoit toute l’énergie du batteur de Guerilla Poubelle, des sonorités de Bien à Toi et la maturité du cofondateur des Dogs.

L’album est délicat, sincère et nous offre une succession d’histoires urbaines qui finissent toujours bien.

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Un authentique guitariste de rock

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Dogs – 1973

À la fin des années 60, il grandit dans le bruit et la fureur des Stooges, des Who, de Steppenwolf et d’autres énervés. Pour lui, l’idée même de jouer du rock est un acte de rébellion et d’outrance. En 1973, il monte les Dogs avec Dominique Laboubée, Michel Gross et François Camuzeaux. Fin-70, il embarque avec Larry Martin Factory.
À la fois curieux, spontané et talentueux, Paul Péchenart joue dans plusieurs groupes sans trop se poser de questions (c’est peut-être ce même état d’esprit qui anime Paul Péchenart Junior aujourd’hui). Il adore monter sur scène, brancher sa guitare et allumer son ampli. Très souvent partant et libre comme l’air, il accompagne aussi des bluesmen américains durant leurs tournées européennes.

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The Froggies

Dans les années 80, on le retrouve avec Screamin’ Jay Hawkins, Champion Jack Dupree, Luther Allison, Hubert Sumlin ou encore Sonny Rhodes. Il enregistre aussi plusieurs albums notamment avec Johan Asherton, Jay Ryan (qui deviendra Jay and The Cooks) et Les Froggies.
Dans les années 90, il prend aussi la plume pour écrire ses propres chansons et sort finalement en 2000 son premier album solo éponyme : une parenthèse dans son parcours rock.
Paul Péchenart réalise ensuite une synthèse entre des orchestrations rock volontairement dépouillées et des textes aux tonalités poétiques avec deux albums, « Eté comme hiver » en 2010 et « Vagabond » en 2013. Cette même année, il publie « Une grosse boule de feu » (Éditions Camion Blanc), un livre sur ses expériences d’enfance et de jeunesse qui l’ont conduit aux excès et à la démesure véhiculés par le rock.

Sur scène, il joue avec ses fils naturels et spirituels : Paul Péchenart Junior et Esteban Avellan. Après plus de 300 concerts ensemble et un nouveau répertoire, ils enregistrent l’album « Intacts ».

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Interpeller, alarmer, informer … les chansons servent aussi à ça !

George Lewis est incarcéré dans le Bloc C. Le juge l’a condamné à perpétuité en 1983. Sa maison : une cellule de 2,5m par 3,5m …
On a dit qu’il avait tué un épicier nommé Roman Ortez d’une balle dans la tête, pour lui dérober sa caisse. Mais on ne sait pas ce que George Lewis a fait de l’argent ni à qui sont les empreintes digitales trouvées sur le lieu du crime …

Malgré la pénombre, George Lewis a été identifié par 2 témoins alors qu’il s’enfuyait. En prison, il a appris à se battre. Il a aussi appris à ne rien voir et à ne rien entendre. Il est resté seul.

George Lewis a continué à clamer son innocence et a finalement obtenu la réouverture de son dossier puis l’analyse des empreintes trouvées sur place. Cette fois-ci, les ordinateurs ont formellement identifié un meurtrier : un autre homme déjà incarcéré pour une autre affaire.

George Lewis aura passé 18 années derrière les barreaux. Il s’est fait brisé. Il est sorti de prison un jour de novembre. Cassé, il s’est rendu compte qu’il n’arrivait même plus à aimer ses proches…

« CELLBLOCK C » est une chanson saisissante de Jack Clarck, l’écrivain chauffeur de taxi de Chicago. Elle nous interpelle, nous alarme et nous informe sur les innocents emprisonnés. George Lewis, tout comme Roman Ortez, sont des personnages inventés par Jack Clarck. Mais l’histoire n’est que pure vérité, exprimée avec des mots simples et directs. L’interprétation de Jay and The Cooks et l’ambiance sonore ne sont pas sans rappeler l’atmosphère et la couleur des Lords of The New Church, avec une petite pointe de Johnny Cash. L’auteur se demande comment peut-on rester libre si des innocents sont encore incarcérés. Et selon lui, dans chaque prison il y a des innocents. Des gens qui seront cassés à jamais. Des hommes qui ne seront plus jamais entiers. Pour dénoncer cette situation, il a confié ses paroles et sa musique à Jay and the Cooks. CELLBLOCK C est sur l’album I’M HUNGRY.

Selon une étude du National Registry of exonerations (Registre national des erreurs judiciaires), un projet conjoint de l’Université du Michigan et de l’université Northwestern (Chicago), le nombre d’erreurs judiciaires découvertes par les autorités américaines est toujours en nette augmentation. En 2015, record battu avec 149 disculpés qui ont passé en moyenne 14 ans et demi en prison. Plus de 1500 prisonniers ont été innocentés aux États-Unis au cours des 25 dernières années.
Près de 20% des personnes innocentées avaient à l’origine plaidé coupable.

Toujours selon le Registre national des erreurs judiciaires, 56 % des personnes innocentées en 2013 avaient été arrêtées et condamnées à la suite d’un faux témoignage. Les erreurs commises par des témoins oculaires sont à l’origine de 38 % des verdicts de culpabilité aux États-Unis. Dans 46 % des cas d’erreur judiciaire, c’est le travail des policiers qui est en cause même si ce n’est souvent pas le seul facteur.

Pour en savoir plus sur le National Registry of exonerations et son dernier rapport

En France, la révision de procès est une procédure rarissime. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire un très bon article de Yann Bouchez publié par Le Monde

Photo Edith Gaudy
Photo Edith Gaudy

CELLBLOCK C

My name is George Lewis I’m in cellblock C
the judge said natural life 1983
an 8 by 12 cell that’s been my home
you got my body not my soul

And I will never be whole again.

You said I killed the grocer named Roman Ortez
took all his money, shot him in the head
but you never explained where all that money went
and you never explained those stranger’s fingerprints

And I will never be whole again.

the state had two witnesses who identified me
as the man in black they’d seen flee
well I cursed that stain for 18 years
I cursed the god who put me here

gangsters and sadists they came for me
I learned to fight but I learned not to see
those screams in the night, I did not hear
there’s only one man in prison, there are no friends here

And I will never be whole again.

Along came new fingerprint technology
year after year the state denied my pleas
finally their own computers forced them to see
the real murderer, hell he was in cellblock

I walked out of prison on a cold November day
and I discovered that my soul had lost its way
I’d held it so close I couldn’t let go
I couldn’t love the people that meant the most

And I will never be whole again.

So you the people, you put me here
and what kind of lessons did you learn?
If there are innocent men imprisoned are you really free?
every cellblock holds someone just like me

and we can never be whole again/how about you?
and we can never be whole again/can you?
and I will never be whole again

paroles et musique : Jack Clark – Éditions AMOC

Photo Edith Gaudy
Photo Edith Gaudy

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