Juste une trace

saxophone

Une nouvelle journée sous le ciel de Paris

SOUS LE CIEL DE PARIS est une chanson intemporelle. Elle a déjà 65 ans, pas une seule ride et ne prendra jamais sa retraite ! Éternellement jeune et vivante, elle aurait même été conçue en une seule journée. C’est peut-être pour cela qu’elle nous semble toujours si évidente, spontanée, en nous.

En 1950, le parolier Jean Dréjac et le compositeur Hubert Giraud créent la chanson-thème du film SOUS LE CIEL DE PARIS de Julien Duvivier. Là encore, en l’espace d’une seule journée, des destins vont se croiser…

Interprétée par Edith Piaf, Juliette Gréco, Yves Montant et tant d’autres, cette chanson représente symboliquement Paris dans le monde entier. Elle devient un véritable standard et tous les amoureux de la ville lumière l’adoptent, y compris sans les paroles comme le fit Duke Ellington avec Under Paris Skies.

Les arrangements de la version instrumentale de SOUS LE CIEL DE PARIS par Radiosax sont de Gilles Naturel, le « virtuose du contrepoint » comme le titrait dernièrement le journal Le Monde. Pas facile de faire une énième version d’une chanson si populaire. Pourtant, ici, même les plus blasés ne pourront rester indifférents. La valse swingue, les cuivres en rajoutent et Baptiste Herbin semble nous entraîner dans une virée nocturne entre Bastille et Saint-Germain. Cette version se fredonne, se danse, se vit.

Vous pouvez écouter un extrait et acheter SOUS LE CIEL DE PARIS  sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

Pont - Photographie par Edith Gaudy
Pont – Photographie par Edith Gaudy

Une mauvaise réputation pour Radiosax

En 1952, Georges Brassens écrit et enregistre «La Mauvaise Réputation». Il faudra attendre plusieurs années pour que les radios commencent à diffuser cette chanson. Le texte est subversif …

Arrangée par Zool Fleischer et Philippe Chagne, la version instrumentale de Radiosax est anticonformiste : le bebop s’amuse avec la salsa. L’ambiance est plutôt guillerette. L’écriture est pleine de prouesses. Les 8 musiciens jonglent, se soutiennent, se projettent puis retombent toujours sur leurs pieds.

La danse est possible et toutes les provocations sont autorisées. Les minutes défilent avec une grande fluidité. En un rien de temps le titre se conclut par un solo de batterie de Philippe Soirat pour affirmer, peut-être, comme Brassens, qu’il n’aime pas « la musique qui marche au pas »…

LA MAUVAISE RÉPUTATION par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

Brassens

L’Hymne à l’amour … oui mais …

edith-piaf-Depuis 1950, année de son premier enregistrement, les interprétations se succèdent, en finnois, en russe ou en japonais, les paroles sont traduites « à toutes les langues », sans parler des myriades de versions en français, comprenant ici ou là, des adaptations des fois douteuses… En résumé, même si tout le monde le sait, L’Hymne à l’Amour est un grand classique d’Edith Piaf !

L’Hymne à l’Amour oui !!! Mais ici, dans la version jazzy présentée par Radiosax, vous n’entendrez pas les paroles (sauf si vous les chantonnez). L’Hymne à l’Amour par Radiosax est instrumental (et autorisé) !

Comme le dit Jean-Paul Mallet, l’arrangement, pour les 5 saxophonistes de la formation, « célèbre le bonheur et l’éternité de l’amour ». Voici donc une version « joyeuse et optimiste portée par le rythme de la biguine ».

Ce nouveau regard sur la chanson a été finement imaginé par Franck Steckar. Multi-instrumentiste, il joue avec de nombreux artistes depuis le milieu des années 80 (Nino Ferrer, Gilbert Laffaille…) et réalise des arrangements notamment pour Juliette.

Au fait, pour la petite histoire, en 1961, Marc Steckar (le papa de Franck) était au trombone dans le Big Band de Daniel Janin. L’orchestre jouait à l’Olympia et accompagnait quasiment tous les artistes… dont Edith Piaf.

L’HYMNE À L’AMOUR  par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches »

 

Que reste-t-il de nos amours ?

Il suffit de quelques notes pour reconnaître « Que reste-t-il de nos amours ? ». Charles Trenet a 29 ans lorsqu’il écrit cette chanson qui deviendra aussi un standard de jazz.

Trenet 1Nous sommes en 1942 et pour certains, la vie continue. C’est toujours particulier de découvrir que le « fou chantant », à l’occasion d’un concert en Allemagne, est resté seul « deux minutes avec Hitler ». Il dira « c’est là que je me suis aperçu que sa moustache ne poussait pas verticalement mais horizontalement »… Edith Piaf et Tino Rossi étaient aussi à l’affiche de ce concert.

Mais « Que reste-t-il de nos amours ? » est avant tout une ballade intemporelle, une merveilleuse chanson d’amour. Selon Boris Vian, « Les chansons de Trenet vieillissent admirablement parce qu’elles sont légères : gaies ou tristes, elles manifestent toujours le goût aérien qui est la marque du fou chantant. Rien en elles qui pèse ou qui pose – comment se laisseraient-elles atteindre par le temps ? » (juin 1954 – Arts n°469).

Avec délicatesse, profondeur et sincérité, Radiosax nous livre une version mélancolique de la chanson. Bien évidemment, les paroles sont absentes mais l’arrangement écrit par Philippe Chagne permet d’entrevoir l’ombre d’un crooner. À la fois graves et sensuelles, les notes se succèdent lentement et recomposent avec simplicité cette mélodie connue de tous. Les solistes sont Baptiste Herbin et Olivier Defays.

 Que reste-t-il de nos amours ?  par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches ».

Le Poinçonneur des Lilas en Jazz

Le Poinçonneur des Lilas, tout premier succès de Serge Gainsbourg, figure sur son album « Du chant à la une ! » réalisé en trois semaines et publié en novembre 1958.

Du chant à la uneCette chanson écrite et composée par Serge Gainsbourg met notamment en relief l’ennui au travail et l’indifférence des autres. Sans jamais voir le ciel, l’homme fait des trous, toujours et encore. Un boulot répétitif qui peut vite rendre nerveux. Ce poinçonneur des Lilas officiait sur la Ligne 3 du métro parisien. Il faudra attendre 1973 pour que l’homme soit remplacé par la machine…

La version en jazz du Poinçonneur des Lilas par Radiosax est arrangée par le talentueux Jean Gobinet. Selon nos informations et pour la petite histoire, ce dernier serait né quelques semaines avant la toute première diffusion de la chanson. Jean Gobinet, musicien, arrangeur et orchestrateur, notamment pour le cinéma avec « The Artist » (Oscar & César de la musique), Le Transporteur II & III … a joué avec Michel Legrand, Zachary Richard, les Rita Mitsouko, dans l’ONJ… Il a aussi écrit des arrangements pour Didier Lockwood, Sanséverino, Henri Salvador

Pour la version instrumentale du Poinçonneur des Lilas par Radiosax, version autorisée par les ayants droit et les éditeurs Warner Chappell et Melody Nelson, les solistes sont Pascal Gaubert, Philippe Soirat et Ludovic Allainmat.

Le Poinçonneur des Lilas par Radiosax est sur l’album « Chansons et Sons d’Anches ».

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