Juste une Trace

ACTUS

Are You ready de Thin Lizzy par TREPONEM PAL

Are You Ready est un hymne de Thin Lizzy co-signé par Phil Lynott (chanteur, bassiste), Brian Downey (batteur), Scott Gorham (guitariste) et Brian Robertson (guitariste).
Thin Lizzy jouait généralement ce titre pour mettre le feu en ouverture des shows du groupe. Du reste, il n’existe pas de version studio du morceau.
live-and-dangerous-thin-lizzyAre You Ready figure sur le double album « Live and Dangerous » sorti en 1978 et produit par Tony Visconti (Bowie, T. Rex). Visconti voulait travailler avec le groupe mais n’avait pas le temps de faire de sessions de studio, alors le choix s’est porté sur un album composé exclusivement d’enregistrements en concerts. Des titres et des prises tirés des tournées promotionnelles de « Johnny The Fox » (1976) et « Bad Reputation » (1977). « Live and Dangerous » est aussi le dernier album avec Thin Lizzy de Brian Robertson (il rejoindra ensuite Wild Horses, Motörhead…). « Live and Dangerous » a aussi été élu en 2004 meilleur album live par les lecteurs du magazine britannique Classic Rock et est classé n°1 de la liste NME « 50 Greatest Live Albums Of All The Time ».

Are you ready to rock?
Are you ready to rip it up?
Do you know what I’m talking about?
Are you ready to get it up?

Pour Marco Neves, c’est une « autoroute rock’n’roll », un titre qui a sans doute marqué son adolescence et que TREPONEM PAL voulait reprendre pour célébrer ses 30 ans avec ROCKERS’ VIBES.

We are you ready to rock !
We are you ready to hit the floor !
We are ready !

L’album Rockers’ Vibes est disponible  ici

Disponible chez tous les bons disquaires dès le 29 septembre 2017

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Polak – Treponem Pal
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Guillaume Labaume – Treponem Pal
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Jipouille de st loup – Treponem Pal

Planet Claire par Treponem Pal

Planet Claire est une chanson spatiale du groupe The B-52’s. Une longue intro instrumentale caractérise ce hit underground de 1979. Elle est signée par Fred Schneider et Keith Strickland mais aussi par Henry Mancini pour le thème de la série policière Peter Gunn.
visuel_b52_planetclaire1Treponem Pal donne une nouvelle dimension au titre tout en respectant l’œuvre première. Tension et nervosité sont poussées à l’extrême pour créer une ambiance sonore déconcertante sur un hit pourtant connu de tous.

Claire est une planète où personne de meurt. Un monde surréaliste proche d’un rêve est évoqué : un monde a priori sans dirigeant. Une sorte de paradis ou bien d’enfer. Le texte est court et une douzaine de phrases donne de simples indications, sans détails ni fioritures. Une extraterrestre se déplace plus vite que la lumière, tous les arbres sont rouges… Vient-elle de Mars ou d’une des sept étoiles (de la Grande Ourse) ? …

Marco Neves est envoûtant, proche, captivant et déterminé. C’est comme s’il venait d’écrire le texte lui-même. Il partage une forte énergie tout en s’appuyant sur les guitares saturées de Polak et une rythmique très fidèle au titre d’origine mais encore plus martelée et syncopée. Pour montrer le tout, Franck Védrines a réalisé une vidéo décapante. Le décor créé par Alain Juteau permet de mettre en relief le côté tribal et sauvage de Treponem Pal. Ici, les «âmes sacrées» d’Alain Juteau errent sur la planète Claire.

Les Arts Primitifs deviennent Science-Fiction
C’est avec Planet Claire que Treponem Pal nous présente l’album Rockers’ Vibes. Un album qui marque au fer rouge et célèbre ses 30 années de transe électrique, d’incantation métallique et de rébellion musicale.

L’album dédicacé Rockers’ Vibes est disponible en précommande ici

Sortie chez tous les bons disquaires le 29 septembre 2017

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ROCKERS’ VIBES | Treponem Pal | Prévente Édition Limitée CD Digipack Dédicacé | Exclusivité

Le nouvel album de TREPONEM PAL célèbre sa 30eme année d’existence avec des compositions originales et des reprises toujours aussi bien apprêtées = commandez, recevez et écoutez l’album avant sa sortie !

ROCKERS’ VIBES est le 7ème album de TREPONEM PAL.  Il sort le 29 septembre 2017 et marque le trentième anniversaire du groupe. Malgré les années, le temps n’a pas d’emprise sur leur musique. Bien au contraire, tout est intemporel et d’une vitalité absolue.

treponem_pal_rockers_vibes_300x300_2tracklist ROCKERS’ VIBES

FIGHTER (Treponem Pal)
PLANET CLAIRE (B-52’s)
HUMAN SHOTGUN (Treponem Pal)
ARE YOU READY (Thin Lizzy)
SILICO’S RETURN (Treponem Pal)
SOME VELVET MORNING (Lee Hazlewood)
SOULS ON FIRE (Treponem Pal)
INDIAN RESERVATION (John D. Loudermilk)
WAY DOWN IN THE HOLE (Tom Waits)
FREEDOM OR SUICIDE (Treponem Pal)
HEAR ME CALLING (Ten Years After)
I NEED LUNCH (Dead Boys)

Bientôt producteur de lait ?

La situation des labels indépendants comme Juste Une Trace ressemble de plus en plus à celle des producteurs de lait qui payent pour travailler, contraints de vendre à perte à une poignée d’opérateurs, sans aucune négociation et sans prendre en compte le prix de revient… C’est donc un peu ce qui se passe pour les producteurs de musique.

Par Paul Bessone

Comme le streaming a le vent en poupe, le sentiment d’être un producteur de lait s’accentue.

Encore heureux, le «tout streaming» n’est pas encore l’unique scénario.  Le «tout streaming» n’est pas souhaitable pour la majorité des artistes, ni pour un label indépendant comme Juste Une Trace. Il deviendra peut-être l’unique scénario mais certainement pas aux conditions appliquées actuellement. Avec seulement quelques centaines ou milliers de diffusions identifiées par titre, sans pouvoir vraiment contrôler ce qui se passe, sans minimum garanti, sans mise en avant,  perdu comme une aiguille dans une botte de foin (un nom dans un annuaire), que faut-il vraiment faire avec le streaming ?

Si les milliers de diffusions permettaient au moins de vendre quelques albums, la question ne se poserait pas et nous pourrions alors considérer les plateformes de streaming, à défaut de nous rétribuer correctement pour chaque écoute, comme n’importe quel outil de promotion. Mais dans la réalité, convertir du streaming en ventes, c’est aussi facile que de «faire un yams de 6».

Le streaming va inéluctablement se développer, alors pourquoi continuer à acheter quelques albums physiques lorsqu’on dispose d’un accès illimité pour écouter des millions de titres différents ? Selon la dernière étude «Accros de la Musique» de l’Institut des Métiers de la Musique, déjà un quart des personnes qui payent pour écouter de la musique en streaming n’achète plus de supports physiques. Le «tout streaming», tel qu’il se présente, n’est décidément pas encore l’unique scénario économique souhaitable pour tous.

À ce jour, dans l’univers entier, seuls quelques stars, une poignée  d’exploitants de gros catalogues, quelques opérateurs en ligne, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d’accès, des oligarques du streaming et une poignée de fabricants de hardware et smartphones semblent tirer leur épingle du jeu ou du moins l’envisagent à plus ou moins long terme. Les évolutions technologiques et les modèles économiques qu’ils imposent à tous par la force changent profondément le rapport à la musique et à sa valeur. L’élevage industriel doit-il obligatoirement faire disparaître l’élevage fermier ?

Les qualités sont difficiles à montrer dans un monde qui compte prioritairement sur les quantités pour se rassasier, dans un monde qui a peur de ne pas avoir suffisamment à manger. Pour l’heure, c’est «ACCÈS ILLIMITÉ POUR DES CLOPINETTES» (buffet à volonté), «COMPRESSION À HAUTE DOSE» (sans grande valeur nutritive) et «VENTE À PERTE» imposée par les exploitants comme c’est le cas pour certains produits agro-alimentaires (le lait). Décidément, cela ne peut pas convenir à tout le monde.

Sans débrouillardise, sans ventes directes de supports physiques et sans la compréhension et le soutien de quelques amateurs généralement curieux, avec le streaming comme unique exploitation, nous ne ferions que de la «production à perte».

Pourquoi les réalisations Juste Une Trace sont généralement disponibles en streaming ?

Faîtes un saut dans la boutique du label ! Si vous avez déjà acheté un de nos albums,  n’hésitez pas à les recommander.

Les oligarques du streaming

Des centaines de millions d’utilisateurs plébiscitent le streaming mais il ne serait rentable pour personne ? C’est fou !

– Science-Fiction sectorielle par Paul Bessone –

Évidemment, dans la vie quotidienne, le streaming c’est bien, c’est moderne, c’est pratique et les utilisateurs semblent satisfaits. Théoriquement, tous les artistes et tous les producteurs peuvent s’en servir, bénéficier des évolutions et profiter du streaming pour encore plus et encore mieux diffuser leurs réalisations. Mais comme vous devez vous en douter, l’intérêt financier du streaming ne concerne aujourd’hui encore qu’une minorité d’acteurs, des oligarques.

Dans le secteur de la musique, une poignée d’entreprises exploite d’énormes catalogues. Ces entreprises ont tout intérêt à rassembler les «micro miettes» générées par le streaming. Elles ramassent même quasiment tout. Elles massifient des milliards d’écoutes puis en font des gâteaux industriels. Elles mangent chacune comme quatre, dévorent, avalent, se goinfrent à la chaîne, 24h/24h, en flux tendu et haut débit.

Pour leurs artistes renommés qu’elles flattent ou bichonnent et pour soigner les apparences, elles rouspètent tout de même de temps en temps au sujet des faibles rémunérations que procurent le streaming. Après tout, c’est aussi du commerce et en échange de l’autorisation de mise à disposition de leurs catalogues exclusifs, il faut bien une compensation de base et tenter d’obtenir, au fur et à mesure, toujours plus. C’est de bonne guerre,  mais c’est plus de la chamaillerie pour la forme que pour autre chose. Elles s’arrangent toujours avec les opérateurs de streaming. Elles s’arrangent toujours avec leurs cousins.

Saviez-vous par exemple que les propriétaires ou principaux actionnaires de cette poignée d’entreprises du secteur de la musique, via d’autres fonds, comptes, noms ou sociétés soeurs, sont également copropriétaires de plateformes de streaming ?  En fait, elles font toutes (ou presque) partie de mêmes familles, des fois par alliances, issues du même moule, cul et chemise, tout d’une oligarchie en quelque sorte.

Saviez-vous aussi que des revenus minimum garantis assortis d’avances sont accordés par ces plateformes de streaming à cette poignée de gros fournisseurs de contenus ? C’est presque un jeu d’écritures comptables ou un tour de magie qui permet d’effectuer, avec une main, des placements et des investissements, puis avec l’autre main, de s’accorder des avances et des rétributions (avec une partie des placements et des investissements). Un système un peu complexe, fermé, confidentiel, voire nébuleux, qui contribue peut-être à creuser les pertes desdites plateformes de streaming. Toujours et encore des pertes affichées, donc que des micro miettes à reverser.

En fait, les dés semblent un peu pipés et pour pas mal de temps !

Les oligarques jouent entre eux au streaming et jonglent avec le travail et les emplois des autres. Grâce au streaming, ils peuvent enfin s’affranchir de plusieurs types de fournisseurs, éliminer les stocks, réduire les risques d’une mévente, se passer de détaillants trop lourds, limiter le poids des stars capricieuses, augmenter la valeur des plus dociles. Le streaming est une véritable opportunité pour diminuer la plupart de leurs contraintes. Ils finiront même par se passer d’artistes (« produisez-vous ou trouvez un label, revenez ensuite, on s’occupera du reste… »). Ils changent continuellement de visages comme de personnel et n’attachent pas d’importance aux métiers ou aux secteurs d’activités. Ce sont des mutants qui réalisent des opérations. En général, au bout d’un certain temps, ils délaissent le jouet et s’en détachent pour aller prendre celui du voisin. Ils tolèrent encore les organismes ou sociétés de gestion collective pour se délester de tâches juridico-administratives complexes et traiter des millions de données à leur place (jusqu’au jour où…). Ils se concentrent sur le porte monnaie de l’utilisateur et débordent d’imagination pour obtenir le sésame tant convoité : une autorisation de prélèvement bancaire.

Au regard des modèles économiques qu’ils développent, la musique n’aurait plus grande valeur. Les consommateurs l’entendent bien et sont quelque peu désorientés. Certains pensent même que la musique est gratuite.  Selon l’étude « Accros de la Musique » de l’Institut des Métiers de la Musique, 26% des gens qui déclarent ne pas pouvoir vivre sans la musique n’ont pourtant pas dépensé le moindre sous pour elle durant les douze derniers mois.

Au bout du compte, les consommateurs prendront des abonnements pour écouter de la musique ou du moins pour avoir un accès illimité à une banque de données musicales. C’est clairement le service que les utilisateurs payeront, pas la musique. Les opérateurs de streaming permettront aussi de vendre de nouveaux équipements, toujours pas de la musique. Les oligarques s’enrichiront encore ainsi.

Et pour la majorité de ceux qui continueront à créer et à produire des enregistrements (sous réserve d’être bien identifiés), les plateformes de streaming en déficit ne reverseront que quelques micro miettes. C’est un scénario qui tient la route.

C’est bien joué pour une poignée d’oligarques mais c’est tout de même un peu violent pour des milliers d’artistes, d’artisans, d’ouvriers, de femmes et d’hommes qui veulent vivre de leur travail et ne pourront se résigner bien longtemps et aussi facilement à produire à perte des albums.

Mais rassurons-nous, le «tout streaming» n’est pas encore l’unique scénario.

Une histoire à suivre…

En attendant, n’hésitez pas à prescrire les pépites Juste Une Trace
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