Juste une Trace

ACTUS

Woody Guthrie, Pete Seeger, Jello Biafra, Jay & The Cooks… chantent Old Joe Clark !

OLD JOE CLARK est une chanson folk américaine de l’Est du Kentucky célèbre depuis la première guerre mondiale. Elle est devenue populaire car les soldats américains la chantaient et devaient sans doute improviser de nouvelles paroles dessus. Une première version imprimée date de 1918 en Virginie. La chanson peut devenir «interminable» : il existerait plus de 90 couplets différents et presque tous les couplets sont des histoires différentes. Jay and The Cooks y va de sa version sur l’album Dutch Oven avec les couplets qu’il préfère.

Woody_Guthrie_2
Woody Guthrie

Dans les années 40, elle a été interprétée par Woody Guthrie qui affichait sur sa guitare le slogan  «This Machine Kills Fascists».

Pete Seeger
Pete Seeger

Pete Seeger, musicien et activiste, aimait aussi la chanter. Petit rappel, alors qu’il était membre des Weavers, Pete Seeger chantait également «Goodnight Irene» de Leadbelly… une chanson que l’on retrouve sur Dutch Oven.

Bill Monroe ou même le jazzman Charlie Haden enregistrent Old Joe Clark, une chanson «rustique» ou très roots et contribuent ainsi à la rendre intemporelle.

Jello Biafra et Mojo Nixon
Jello Biafra et Mojo Nixon

Au fait, en 1994, d’autres artistes et activistes – Jello Biafra et le provocateur Mojo Nixon – ont fait une adaptation du titre dans «Let’s Go Burn Ole Nashville Down» sur l’album Prairie Home Invasion.

Le financement participatif via Paypal

Nous utilisons le système Paypal pour sécuriser tous les versements en ligne effectués sur le site et notamment pour le financement participatif.

Nous avons étudié plusieurs solutions et finalement, nous avons retenu la première que nous avions imaginée : Paypal. Bien évidemment, si vous trouvez mieux, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Nous avons constaté que plusieurs plateformes de crowdfunding commençaient aussi à migrer vers Paypal. Du reste, nous étions surpris qu’elles n’offrent pas cette possibilité depuis longtemps. Peut-être qu’elles souhaitaient avoir accès aux données bancaires des participants… ce qui n’est pas du tout une priorité pour nous. Sécurisé et simple sont au cœur de nos attentes.

Pour l’heure, un contributeur peut facilement créer son compte Paypal et procède ensuite au règlement par son compte Paypal sur le compte Paypal de Juste Une Trace (dénomination «amoc»). La réalisation de la transaction est soumise à la validation de l’opération. Le versement des fonds se fait au comptant par débit du compte Paypal ou de la carte de crédit au nom de la personne qui participe au financement d’un projet. Les fonds sont transférés à Juste Une Trace par Paypal généralement à l’issue de la Période de Collecte des fonds du projet soutenu. Si nécessaire, le processus de remboursement est simple à activer.

En utilisant Paypal, nous n’avons pas accès aux données bancaires du participant. Donc, pour plus de sécurité, le code de la carte bancaire du participant ne nous est pas communiqué. Par ailleurs et toujours par sécurité, Paypal garantie une protection à 100% contre tout paiement non autorisé.

En utilisant ce système, le participant a moins de contraintes. Il sélectionne l’offre de son choix et effectue directement le versement correspondant. Une fois qu’il aura renseigné les divers champs demandés par Paypal, il n’aura plus, par la suite à saisir de nouveau ses informations.

Nous apprécions également la transparence au sujet des frais d’envoi et de réception d’argent. Avec un compte Paypal pour financer des projets, le contributeur n’a généralement pas de frais.

pour acheter un produit dans la boutique Juste Une Trace ou participer au financement d’un projet, c’est toujours gratuit.

Une commission est prélevée sur le compte Paypal de Juste Une Trace. Pour en savoir plus sur les tarifs de Paypal.

Une chanson folk pour dégriser

Wayfaring Stranger est une chanson folk nord-américaine du 19ème siècle. Une longue plainte, du désespoir, une détresse, de la résignation puis une sorte de rédemption… ainsi va la vie… «après tout, nous ne sommes que de passage ici-bas et il faut simplement attendre la mort pour se réunir !»

johnny-cash-rebel-bandana-jc4316En 1980, cette chanson s’est hissée dans les charts avec Emmylou Harris. Elle figure sur l’album «Roses in the Snow». Johnny Cash l’a également interprétée sur «American III: Solitary Man», le troisième album la série American Recordings édité en 2000 alors que sa santé commençait nettement à se détériorer. Wayfaring Stranger lui colle merveilleusement à la peau, lui qui traitait souvent de la douleur, de l’affliction morale et de la rédemption. La version de Bill Monroe est tout aussi prenante. Avec plus d’une soixante d’années de carrière, le musicien a grandement contribué à faire connaître le Bluegrass. Il était aussi un précurseur du DIY très en vogue de nos jours (il était lui-même son propre agent).

Mais si vous connaissez cette chanson, c’est peut-être plus probablement grâce aux versions que l’on retrouve dans quelques films à succès.

220px-Cold_Mountain_PosterJack White (The White Stripes) en a fait une version pour le film «Retour à Cold Mountain» avec Nicole Kidman et Jude Law. Le film réalisé par Anthony Minghella et sorti en 2003 est une adaptation du livre de Charles Frazier. Sept fois nominé aux Oscars et huit fois au Golden Globe, l’histoire met en relief la passion entre deux êtres dans une Amérique déchirée par la Guerre de Secession.

On retrouve une autre version chantée dans «La Conquête de l’Ouest» avec James Stewart, Henri Fonda, Gregory Peck, Richard Widmark, Lee Van Cleef. La fresque historique réalisée par Henry Hathaway, John Ford et George Marshall. Le film est sorti en 1962 et couvre l’histoire du Far West de 1839 à 1889, à travers le destin d’une famille de pionniers, une famille qui se disloque.

Avis partagé : la version de Wayfaring Stranger par JAY and THE COOKS sur l’album «Dutch Oven» pourrait tout à fait figurer dans un film de Quentin Tarantino.

Conquete Ouest Jay

2 groupes indus se frottent à Treponem Pal

QUETZACOALT [KTZLKTL] et LA MACHINE, 2 groupes indus de la scène française, se frottent à Treponem Pal. Ils jonglent comme de nombreux groupes pour s’exprimer sur scène, trouver des lieux pour jouer. À croire que plus il y a de salles, plus c’est difficile de tourner. À défaut de pouvoir les retrouver plus souvent en live, ils travaillent les sons, ils enregistrent leurs projets et appliquent une sorte de DIY en attendant des jours meilleurs. EVIL MUSIC FOR EVIL PEOPLE présente une vraie scène underground : des artistes très différents, réunis autour de Treponem Pal, le groupe fer de lance du Rock Indus, sur un projet commun. Quetzalcoatl [KTZLKTL] et LA MACHINE sont donc à côté de DEE NASTY, LOFOFORA, Dr DAS d’ASIAN DUB FOUNDATION… Ils ont répondu à l’appel et remixent des titres de Treponem Pal issus de l’album Survival Sounds.

La Machine
La Machine

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Quetzalcoatl [KTZLKTL] est le nom d’une divinité mexicaine ! Un serpent à plumes vénéré par les Aztèques, les Mayas mais aussi par les Mixtèques et les Toltèques…

Dans le cas présent, il s’agit du groupe indus originaire de la région Drouaise (proche de Dreux). Pas de sacrifices humains mais une musique nerveuse et militante depuis le milieu des années 90.

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LA MACHINE existe depuis 2008. Le groupe est constitué à Paris mais, selon nos agents, les membres sont originaires de la Nièvre. Contrairement aux premières informations diffusées, ils ne sont pas de Nevers : ils sont réellement de La Machine.

Leur approche de la musique industrielle leur permet notamment de partager des scènes avec Les Tambours du Bronx, Dagoba ou encore La Souris Déglinguée. Toujours selon nos agents, ils ont aussi joué en ouverture pour The Exploited (difficile de jouer après).

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La Machine – photo Julien Sapience

Doo-Dah ! Doo-Dah ! Oh Doo-Dah Day

Doo-Dah ! Doo-Dah ! Oh Doo-Dah Day … il est content le monsieur… il vient de gagner des sous !
Doo-Dah ! Doo-Dah ! Oh Doo-Dah Day … C’est l’expression d’une joie. À l’aide d’une simple mélodie et de quelques mots, la chanson CAMPTOWN RACES devient populaire et se transmet de générations en générations.

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Cette chanson de Stephen Foster a été publiée en 1850 à Baltimore et figure sur l’album DUTCH OVEN de JAY & THE COOKS.
Pour certains experts, le texte ne veut strictement rien dire. Pour nous, il se chante, avec ou sans un verre en main, en choeur, avec du coeur !

Campton Races 3Stephen Foster est considéré comme le « père de la musique populaire américaine », un auteur dont les paroles traversent les décennies, dont les chansons sont intemporelles. Même si ses œuvres étaient imprimées et sont devenues de véritables hits, il ne touchait qu’une somme fixe assez symbolique par titre…

Dans Campton Races, il s’agit de miser sur le bon canasson ! Cinq chevaux prennent le départ mais un seul franchira la ligne d’arrivée. Il avait la queue coupée mais a fait le bonheur du narrateur qui avait parié sur lui. Arrivé en ville sans un sous en poche, il repart plein aux as…

Stephen Foster, quant à lui, est mort à 37 ans avec 38 dollars sur lui. Il n’a pas réussi à vivre de son art.

Traces de streaming

Pourquoi faudrait-il acheter un abonnement à un opérateur de streaming pour écouter de la musique en ligne ? Après tout, écouter de la musique via une plateforme, c’est un peu comme écouter une playlist radio. Qui paye pour écouter la radio ? Afin de multiplier le nombre d’usagers, les plateformes se lancent donc dans l’illimité gratuit partout et adoptent, de fait, des modèles proches des opérateurs radiophoniques. À moins de lui offrir des avantages exceptionnels (qualité du son, rédactionnel, exclusivités…), l’usager ne voudra pas payer pour écouter.

Théoriquement, pour se permettre d’offrir l’écoute, les opérateurs de streaming doivent avoir le plus grand nombre d’usagers qualifiés puis doivent obtenir une valorisation auprès d’annonceurs acheteurs de contacts ou bien utiliser les diffusions pour vendre d’autres choses. Comme le tour n’est pas joué, les plateformes de streaming, en attendant, ne proposent pas grand chose à leurs fournisseurs de matière première (les auteurs, les artistes, les producteurs, les éditeurs). L’insatisfaction se généralise et devient globale. Faut-il inéluctablement et à n’importe quelle condition être sur Spotify, Deezer, R-dio, etc… ?

Dans les années 30, les ventes de partitions et de disques s’effondrent … C’est la crise ! Les opérateurs radiophoniques prennent la main, portés par leur nouvelle technologie, ne reversant quasiment rien aux titulaires de droits et finissant même par acquérir des catalogues …

D’un point de vue technologique et tout simplement pratique, tout le monde s’accorde pour affirmer que l’avenir de la diffusion de musiques enregistrées devrait passer par le streaming. Une évidence ! Cela ne veut pas dire qu’il faut répéter toute l’histoire. Les fournisseurs de matière première (les auteurs, les artistes, les producteurs, les éditeurs) disposent aujourd’hui de droits mais aussi de moyens pour diffuser à l’échelle planétaire. Ils peuvent même offrir gratuitement les diffusions si cela permet de générer des ventes ou des revenus indirects.

Pour l’heure, le streaming économiquement rentable, c’est une drôle d’affaire. Mais ce n’est pas l’affaire de tous. Les modèles proposés reposent sur la taille des catalogues et la forte notoriété de quelques artistes. Tout est basé sur la massification des données et le volume dans l’espoir d’avoir des annonceurs et de l’audience. Les opérateurs proposent encore des formules hybrides, avec ou sans pub et s’efforcent de dire qu’ils représentent l’avenir, le seul. Bien évidemment, des investisseurs sont sensibles à ces discours.

Pour l’artiste en développement qui a quelques milliers de fans ou le label indépendant qui ne compte qu’un nombre limité de références plutôt confidentielles, le streaming aux mains de quelques opérateurs tiers ne peut pas représenter une véritable source de revenus. Au mieux, sur les plateformes de streaming vidéo, il s’agit d’un moyen de promotion… et encore… Pour le label Juste Une Trace par exemple, en 2013, un titre diffusé en streaming génère en moyenne 0,006 euro. Il faudrait plus de 80.000 diffusions en streaming «payant» pour financer le salaire d’un seul musicien pour une seule journée de travail en studio d’enregistrement … Par ailleurs, la présence sur les plateformes de streaming n’a pour l’instant aucune incidence positive ou négative avérée sur les ventes de musiques enregistrées ou même le référencement. Les plateformes ne sont pas vraiment des lieux de découvertes et les mécanismes de prescription et de partage sont avant tout virtuels : les utilisateurs cherchent et espèrent trouver ce qu’ils connaissent déjà. Dans ces conditions biens réelles, les modèles économiques proposés aux fournisseurs de matière première sont encore nocifs.

La situation n’est pas tout à fait la même pour tous. Une major obtiendra généralement un minimum garanti d’une plateforme de streaming pour la mise à disposition de son catalogue. C’est au moins cela de pris (si la facture est honorée). Les acteurs du streaming ont besoin de nombreuses références et de la notoriété des catalogues majors pour attirer la masse. Par contre, un indépendant ne percevra rien pour la mise à disposition de son catalogue sur la plateforme de streaming. Il faut contribuer gracieusement et avec le sourire… Isolément, l’artisan indépendant ne représente jamais grand chose. Il fait partie d’un ensemble pour la plateforme : un ensemble qui pèse, une addition de micro-miettes, une valeur ajoutée en terme d’image.

Pour l’artiste en développement ou le label indépendant, les modèles économiques de ces opérateurs correspondent à des offres d’exploitations où ils seront toujours déficitaires. Les dépenses directes ou indirectes relatives à la mise à disposition d’un répertoire sur les plateformes de streaming actuellement opérationnelles sont bien plus importantes que les gains potentiels même en cas de succès planétaire. Plus concrètement, le label attendra plusieurs mois des relevés qu’il ne pourra même pas contrôler. Rien que la gestion correcte desdits relevés de diffusion lui coûte plus que ne rapportent lesdites diffusions, sans parler des heures passées à promouvoir ces mêmes écoutes, à transférer des url et créer des liens pour développer une audience et surtout le trafic sur des plateformes tierces… sans même en être actionnaire. Alors faut-il vraiment s’investir dans ces entreprises ?

Finalement, l’économie du streaming ressemble nettement à celle de la radio des années 30 … mais avec encore moins d’opérateurs, une plus forte concentration, moins de droits, et sans doute plus de frustration. L’Eldorado annoncé à grand renfort de marketing n’est pas à partager. Du coup, il n’est pas certain que l’avenir d’un label comme Juste Une Trace passe par une présence permanente sur les plateformes de streaming détenues par quelques opérateurs.

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