Juste une Trace

ACTUS

La Marmite de Poulet aux Champignons Sauvages de JAY & THE COOKS

La cuisine est une passion pour JAY & THE COOKS ! À partir de maintenant, il va nous présenter régulièrement des recettes. Musique, bon plat, convivialité, plaisir partagé… tout est réuni pour passer un bon moment ensemble.

Vous pouvez aussi regarder les KITCHEN SESSIONS de Jay tout en écoutant l’album DUTCH OVEN

Pour débuter ses « Kitchen Sessions », Jay nous présente La Marmite de Poulet aux Champignons Sauvages (Dutch Oven Chicken with Wild Mushrooms).

jayandthecooks_v2Recette pour  6 personnes
Préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 45 à 60 minutes

  • 6 cuisses de poulet (haut de cuisse et pilon)
  • 2 gousses d’ail (ou plus)
  • 1 oignon
  • 6 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Sel et poivre
  • Persil fraîchement coupé
  • Thym, romarin, feuille de laurier
  • ½ bouteille de vin blanc (ou plus)
  • Beaucoup de champignons sauvages (des champignons blancs réguliers dits « de Paris » peuvent faire l’affaire)

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Il faut faire revenir le poulet dans la marmite avec trois cuillères à soupe d’huile d’olive, du sel et du poivre. Si nécessaire et pour faciliter la cuisson, vous pouvez couper les cuisses de poulet au niveau des articulations. Une fois que le poulet est bruni, il faut l’enlever du feu et le mettre de côté. Il est temps de brunir les oignons et l’ail puis d’ajouter les herbes.

Maintenant, il faut déglacer la marmite avec le vin blanc et bien conserver le tout pour en faire une bonne sauce. Vous ajoutez les cuisses de poulet et le vin blanc restant dans la marmite. Il est préférable de mettre suffisamment de vin blanc pour presque recouvrir entièrement le poulet. Vous laissez bouillir le tout à feu doux sans recouvrir. Pendant ce temps, vous devez faire revenir les champignons dans une mijoteuse assez profonde (sans oublier le sel et le poivre). Vous pouvez enfin placer les cuisses de poulet et les champignons sauvages sur un plat chauffé, puis ajouter la sauce au vin blanc et le persil. Il ne reste qu’à passer à table, servir et manger !

Regardez les KITCHEN SESSIONS de Jay tout en écoutant l’album DUTCH OVEN

JAY and THE COOKS revisite « Love Will Tear Us Apart »

Pour être honnête, Jay est passé à côté du début des années 80 en matière de rock underground. Peut-être un trop plein après le CBGB qu’il a bien connu avant ?  Quand il habitait New York et plus particulièrement « The Lower East Side », il écoutait Lou Reed et Richard Hell… puis se débrouillait comme il pouvait en conduisant son taxi ou comme serveur.

En avril 1980, un mois avant le décès de Ian Curtis, Joy Division sort « Love Will Tear Us Apart ». … À l’époque, Jay qui est à peine plus âgé que Ian Curtis, revend sa basse puis s’envole pour la France. Il finira tout de même par retrouver l’instrument dans des groupes de Blues et R’n’B puis de retomber dans le rock underground du milieu des années 80 avec les Froggies de Johan Asherton. Jay a également joué auprès de Jacno.

En fait, c’est seulement  maintenant qu’il découvre d’excellentes choses comme Joy Division. Même si « Love Will Tear Us Apart » a fait l’objet de nombreuses reprises, Paul Bessone lui a recommandé cette chanson pour l’album DUTCH OVEN. Jay a essayé d’insérer le banjo avec un bourdon modal et de jouer dans un esprit rock avec Paul Péchenart (ex-guitariste des Dogs et un ex Froggies également) sur une vieille Gibson acoustique.

Comme Jay se plait à le dire, c’est une mise à jour de ses racines ! Le résultat est à la hauteur des espérances car il va réussir à revisiter le hit britannique en lui donnant un goût d’Amérique profonde, comme si l’œuvre faisait partie du patrimoine musical de Appalaches.

La time-line de Treponem Pal

Avec plusieurs albums incendiaires, un parcours de précurseur, des alliances coups de poing (Young Gods, KFMDM) et des invitations Première Classe en tournées internationales (Nine Inch Nails, Prong,  Ministry, Faith No More, Godflesh), Treponem Pal est devenu le fer de lance français du métal-indus.
L’histoire du groupe est exceptionnelle, unique, marquée par les extrêmes, les rumeurs, les secrets, les rencontres, les silences… voire les disparitions. On y retrouve tous les ingrédients pour faire des cocktails explosifs. Tout ce qui compose une carrière d’artistes déterminés, tantôt adulés, tantôt ignorés.
Au centre du groupe, toujours debout, Marco Neves vient de traverser plus de 30 années de combats et de culture underground. Déconnecté du showbiz, sans illusion mais avec plein de passion, Treponem Pal se régénère et finalement existe depuis plus de 25 ans.

SKULL

LA LIGNE DE TEMPS DE TREPONEM PAL

1986 : Emmené par Marco, le groupe souhaite engendrer un nouveau son brutal et sans aucune limite ou restriction musicale. Au même moment, Godflesh, Ministry et quelques autres explorent eux aussi cette nouvelle tendance, l’avenir proche les mettra rapidement en contact.

1988 : Sortie du premier album éponyme TREPONEM PAL. Le groupe français est le tout premier à décrocher un contrat mondial sur Roadrunner. L’album est un pavé dans la mare : il mélange les sentiments, les styles et les influences (indus, metal, machines, groove, tribal). Treponem Pal concrétise en live par des prestations presque mystiques et tourne en Europe avec Prong et les Young Gods.

Treponem Pal par Barouf 02

1991 : L’album AGGRAVATION est salué par critique hexagonale et internationale. Avec l’appui de Stephen Priestly, batteur de Celtic Frost, le groupe pousse les limites de la diversité musicale, notamment la célèbre reprise électrique de « Radioactivity » (Kraftwerk). Avec Godflesh, Pitchshifter… le groupe continue d’écumer les routes européennes.

1992 : Ministry est à l’affiche du festival itinérant Lollapalooza… et Al Jourgensen invite deux membres du groupe à ses côtés sur 25 dates ! Du jamais vu…

1993 : sortie chez Roadrunner de l’album EXCESS & OVERDRIVE qui deviendra un album culte pour les accros au groupe et les puristes du métal industriel, contient entre autres « Pushing You Too Far ». La production exécutive est confiée à Franz Treichler des Young Gods.

1997 : Signature avec Mercury. Sascha Konietzko, tête pensante de KMFDM, est aux manettes pour la production de HIGHER, enregistré au studio Bad Animal de Seattle (Soundgarden, Alice In Chains).  Toujours plus lourd, toujours plus groove, l’album confirme l’hétérogénéité du groupe, qui compte désormais un nouvel appui de choix en la personne de Didier B. aux samples. Boosté par la reprise « Funky Town » (Lipps Inc.) ou par l’impact sonore de « Renegade », le groupe rencontre un grand succès.

2001 – 2006 : Treponem Pal est en sommeil, Marco Neves, responsable du label Hammerbass et du sound-system Dub Action, explore d’autres mondes avec la sortie sur Island de l’album ELEPHANT SYSTEM, produit par l’éminence grise d’On-U Sound, Adrian Sherwood (Nine Inch Nails, Ministry, Front 242, Primal Scream, Lee Perry, Dub Syndicate…). Une conséquente tournée sound-system accompagne cette sortie. Parallèlement, Marco sort chez EMI des compilations dans lesquelles il revendique ses goûts musicaux : Gothique, Métal, Fusion, Rap, Reggae, Dub… Rechargé à bloc par ses diverses expérimentations et avide de retrouver des sensations plus brutales, il s’attèle avec son complice Didier B. à réactiver Treponem Pal. Rentre en scène Polak, guitariste et source d’énergie pure, qui apportera sa patte sur les compositions qui s’élaborent.

Treponem Pal par Barouf 03

2008 : L’album WEIRD MACHINE est enregistré à Genève et coproduit par David Weber, avec la participation de plusieurs invités dont Ted Parsons (Swans, Prong, Jesu) et Paul Raven (Killing Joke, Godflesh, Pigface, Prong, Ministry). Ce dernier meurt pendant l’enregistrement, il aura eu le temps de poser sa basse sur trois titres… Arrivée derrière les fûts de Mathys El Marto et tournée en Europe avec Killing Joke.

2011 – 2012 : Après deux ans de production et d’exploration, le groupe peaufine SURVIVAL SOUNDS, aux rythmes et sonorités « fast forward to the roots »… et accueille en son sein déjanté un nouveau freak, le bassiste, Syn-Anton ! C’est aussi la rencontre avec Paul Bessone : SURVIVAL SOUNDS sort sur Juste Une Trace.

2013 : le projet EVIL MUSIC FOR EVIL PEOPLE est réalisé et propose des titres de SURVIVAL SOUNDS remixés par Asian Dub Foundation, Dee Nasty, Lofofora, Punish Yourself… De l’Électro aux Raves les plus sauvages, du Metal Indus au Hip Hop en passant par le Dub…

2017 : ROCKERS’ VIBES est le 7ème album de TREPONEM PAL : il marque le trentième anniversaire du groupe. Malgré les années, le temps n’a pas d’emprise sur leur musique. Bien au contraire, tout est intemporel et d’une vitalité absolue.

Toutes les superbes photos présentées ici sont de Barouf !

Treponem Pal par Barouf 05

Evil-Music-For-Evil-People-TREPONEM PAL by Barouf 2013

Dee Nasty remixe Treponem Pal

Véritable précurseur et déclencheur de vocation, Dee Nasty participe à la naissance du mouvement Hip Hop en France. Aux Etats-Unis, il découvre les break-dancers et les graffitis et dès la fin des années 70, il laisse tomber la guitare pour trafiquer les bandes magnétiques. Avec une vieille beat-box et deux tourne-disques, il trouve de nouveau groove avec des sons directement importés de New York. Très vite, il organise des après midi hip hop dans des terrains vagues de la banlieue nord de Paris.

En 1984, Dee Nasty auto-produit le 33 tours « Paname City Rappin. » : une face Smurf, une face Metro Scratch. Puis c’est l’engouement : le journal Actuel et Radio Nova organisent avec lui les soirées Chez Roger Boîte Funk au Globo et accueillent Public Enemy et Afrika Bambaata. Avec ses premières platines Technics MK2, il poursuit sa quête du « perfect beat » puis invite ses fans à prendre le micro dans Deenastyle (son émission sur Radio Nova): les débuts live de NTM, M.C SOLAAR, ASSASSIN, Ministère A.M.E.R…

Parallèlement, Amina, Cheb Khaled, les Rita Mitsouko puis les Beastie Boys ou encore Arthur H utilisent ses dons de mixeur arrangeur et scratcheur. Il va sortir de nombreux maxis et des compilations, un double album en 1991 et Le Deenastyle en 1993, avec Cut Killer, Dj Abdel, les Princes du Swing (« A nos amis ») en invités. Sur scène, on le retrouve en première partie de Public Enemy, The Last Poets, Trouble Funk, Ice T, Spoonie G., Cash Money, Bambaata & the Soul Sonic Force, George Clinton et Maceo Parker… Le flight-case ou sa pile de disques sous le bras, il va de soirées house en free party, dans les festivals, les bars et les clubs. Il sillonne aussi le monde durant deux années avec Cachaito Lopez, le contrebassiste du Buena Vista Social Club. Musicien éclectique, il collabore avec Elephant System (avatar reggae-dub de Treponem Pal) et Manu le Malin.

Dee Nasty anime « Global Hip Hop » sur RFI et traville encore et toujours sur de nouveaux albums.

Maintenant, Dee Nasty est présent sur l’album EVIL MUSIC FOR EVIL PEOPLE de Treponem Pal avec le titre RIOT NASTY DANCE.

Qui est Jay and the Cooks ?

Fin des années 60, Jay joue dans les rues de Chicago avec son « marching band ». En 1972, c’est « Indiana University » où il évite le tirage au sort pour aller au Vietnam puis découvre la basse, le blues, la vie sur un campus…

Mi-70, il file à Austin et fait partie du plus mauvais groupe sans nom de la ville … mais qui sera le premier groupe à jouer au légendaire Continental Club. Il devient aussi un habitué du Antone’s Nightclub où il écoute The Fabulous Thunderbirds tous les jeudis.

En pleine vague punk, on le retrouve durant 3 années à New-York. Il fréquente le CBGB et écoute Lou Reed, Richard Hell… Il habite dans « The Lower East Side » et se débrouille comme il peut en conduisant son taxi ou comme serveur.

En 1980, il revend sa basse pour prendre l’avion et découvrir la Provence. Il découvre aussi la cuisine et les saveurs Chez Ernest où il devient même cuisinier tout en montant un duo de blues avec le traiteur historique de Cannes.

De mi-80 à 1999, Jay se consacre entièrement à la musique. Il joue de la basse et enregistre avec Yohan Asherton, Les Froggies, Jesse Garon, Jacno, Paris Slim, Elliot Murphy puis à la tête du Transcontinental Cowboys.

C’est au Passage du Nord-Ouest, mi-90, que Jay rencontre Paul Bessone pour la première fois. Peut-être quelques heures avant le concert de The Opposition ou bien celui de The Ukrainians ou tout simplement avant un bon repas au Bouillon Chartier.

Avec Paul, Jay découvre de nouvelles facettes du secteur de la musique. Il retourne à Austin en qualité de tour manager pour Erik Marchand et Donnisulana puis sillonne de nouveau l’Amérique du nord avec le guitariste D’Gary. À Paris, il co-fonde le disquaire puis le label Cinq Planètes. Depuis, Jay se consacre à la formation et améliore l’expression en anglais d’entrepreneurs tout en redécouvrant Bob Dylan, ses origines d’immigrant irlandais, de nouvelles recettes puis de nouveau l’envie de jouer. Il prend la guitare et se met à chanter.

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photo Joanna Borderie

Mi-2000, lors d’un BBQ avec Paul Bessone et Edith Gaudy, Jay interprète « Goodnight Irene ». Un film amateur est réalisé et immortalise ce bon moment. Après avoir regardé les images, l’envie réciproque d’enregistrer un album fait son chemin. À chaque fois qu’ils se retrouvent, notamment autour d’un bon repas, ils reviennent sur le sujet.

Installé à Saint-Denis, à proximité du Marché aux Puces, Jay réunit une équipe de proches et monte JAY and THE COOKS en 2011. «DUTCH OVEN» – le premier album – est réalisé en 2013 et sort l’année suivante. « Les Rolling Stones, Joy Division, Leadbelly, le Révérend Gary Davis, Merle Haggard sont interprétés comme s’ils étaient tous originaires d’un même village bordant la Blue Ridge Parkway, au coeur des Appalaches…», « un climat, un rapport au temps, une idée généreuse de la musique » (Le Monde).

«I’M HUNGRY», le deuxième album, est réalisé en 2015. Nous sommes plongés dans une ambiance légèrement Rockabilly, toujours avec un petit côté Country et un soupçon de Blues, … en résumé : un vrai album de Rock’n’Roll.

«UP THE MISSISSIPPI», le troisième album, sort en 2018. De la Louisiane aux Grands Lacs : nous remontons le fleuve et traversons des paysages sonores fédérateurs, variés et à fortes identités. Une production musicale réalisée notamment en analogique pour le bon grain. Blues, Rock, Country, Folk… Jay présente une majorité de compositions originales, de textes sans fioritures, des histoires de société et quelques hits intemporels.

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